Samedi 1er Août

Ecriture de Paul Bernier jusqu'au 9 septembre 1914.

Ayant terminé les manœuvres alpines, la 1ère Batterie du 2e Régiment d'Artillerie de Montagne rejoignait Nice par étapes et devait cantonner le même jour à Plan du Var où elle arrivait à 9h 25 venant de Touet de Beuil.

A 10h 20 le capitaine Maidot reçoit du Général et la 29e Division le télégramme suivant : "Rentrez ce soir, utilisez chemin de fer pour malades et cadres nécessaires à mobilisation".

A 10h 40 le capitaine Maidot prend le train pour Nice, accompagné de deux sous-officiers, et laisse le commandement de la batterie au lieutenant Bousquet auquel il prescrit de partir à 12h 15 après que les hommes auront terminé le repas.

A 12h dès son arrivée à Nice, le capitaine se rend au quartier et prend ses dispositions pour avancer la mobilisation.

A 17h arrive l'ordre de mobilisation générale, fixant le 2 Août comme 1er jour de la mobilisation.

A 18h 45, la batterie arrive au quartier ; à cause de la fatigue des hommes, le colonel commandant le secteur de couverture de Nice autorise la 1ère Batterie à mobiliser dans la journée du 2 Août et à ne quitter Nice que le 3 Août à la 1ère heure

Dimanche 2 Août

Premier jour de la mobilisation ; la 1ère batterie prépare la mobilisation.

Lundi 3 Août

Le 1er échelon quitte Nice pour se rendre à la Timée où le capitaine Maidot doit se mettre à la disposition du chef de Bataillon commandant le groupe alpin de Grasse.

Officiers : capitaine Maidot commandant la batterie

               Lieutenant Bousquet

               Sous-lieutenant de réserve Bernier

Sous-officiers                     8

Hommes de troupe           121

Chevaux et mulets             72

3h45 départ de Nice

9h45 à Saint Martin du Var, ordre reçu : cantonner à Plan du Var avec les 2e, 3e et 10e Compagnies du 23e Bataillon de Chasseurs

10h45, arrivée à Plan du Var

Mardi 4 Août

Le personnel est laissé au repos.

Le 2e échelon quitte Nice à 14h à l'effectif de

Sous-officiers                   7

Hommes de troupe         55

Chevaux et mulets          27

17h30, le 2e échelon fait grand' halte à St Isidore.

21h, départ de Saint Isidore.

24h, arrivée à la gare de Castagniers ; bivouac.

Mercredi 5 Août

5h, le 2e échelon part de la gare de Castagniers.

7h, le 2e échelon arrive à Plan du Var.

A 8h, pour le personnel du 1er échelon, instruction d'artillerie.

Jeudi 6 Août

Entraînement du personnel et des animaux ; exercice de marche de 6h30 à 9h.

A 15h30, instruction sur l'emploi du paquet de pansement.

Vendredi 7 Août

Exercice de marche pour toute la batterie de 6h30 à 9h30.

Samedi 8 Août

Service en campagne, batterie de tir et échelon de combat.

6h, départ du parc ; 9h10 arrivée au parc.

Dimanche 9 Août

Repos et préparatifs de départ.

Venu du dépôt, un complément éventuel comprenant 7 canonniers et 7 mulets.

Effectifs de la batterie : Officiers                    3

                                 Sous-officiers            17

                                 Hommes de troupe   185

                                 Chevaux et mulets    106

Lundi 10 Août

Le groupe alpin ayant reçu l'ordre de rejoindre Nice, la batterie quitte Plan du Var derrière le 23e Bataillon de Chasseurs.

3h, départ de Plan du Var

8h30 à 10h 30, grand' halte

12h30, arrivée devant la gare de Riquier où la batterie forme le parc ; les hommes sont cantonnés à proximité.

Le 23e Bataillon de Chasseurs devant, dans la journée du 11 Août, s'embarquer en chemin de fer pour une destination spéciale, le groupe alpin de Grasse est disloqué ; la batterie passe sous le commandement du chef d'escadron commandant le dépôt du régiment.

Mardi 11 Août

Instructions diverses (artillerie, éclaireurs).

Entré à l'hôpital : 1 canonnier

                              Effectif :

Officiers : 3                        Brigadiers et canonniers : 184

Sous-officiers : 17              Chevaux et mulets : 106

Mercredi 12 Août

Service en campagne, batterie de tir et échelon de combat.

0h ; départ, 8h30 arrivée.

Entré à l'hôpital : 1 médecin auxiliaire

                               Effectif :

Officiers : 3                        Brigadiers et canonniers : 188

Sous-officiers : 16              Chevaux et mulets : 110

Jeudi 13 Août

A la date du 13 Août, la batterie passe sous le commandement du Général commandant la 65e Division de Réserve.

Instructions diverses (à pied, artillerie, éclaireurs)

Versés au dépôt : 2 canonniers.

Venus du dépôt : 3 canonniers

                              Effectif :

Officiers : 3                        Brigadiers et canonniers : 189

Sous-officiers : 16              Chevaux et mulets : 110

Vendredi 14 Août

Instructions diverses (service des places, artillerie, éclaireurs)

Samedi 15 Août

Instructions diverses (instruction sur l'emploi des armes, sur l'entretien des armes).

Les 1ère et 3ème Batteries du 2e Régiment d'Artillerie de Montagne forment le 3e groupe de l'artillerie de la 65e Division de Réserve ; ce groupe est commandé par le commandant Roos, ayant comme adjoint le sous-lieutenant de réserve Peyrard.

L'état-major du groupe, comprenant 1 officier supérieur, 1 officier subalterne, 4 canonniers et 5 chevaux, est mis en subsistance à la batterie.

                                 Effectif :

Officiers : 5                     Brigadiers et canonniers : 193

Sous-officiers : 16            Chevaux et mulets : 115

Dimanche 16 Août

Changement de cantonnement ; étape de Nice à la Colle.

4h, départ de Nice

8h30, arrivée à la Colle.

Lundi 17 Août

6h, lecture de l'ordre du Général commandant la 65e Division de réserve puis service en campagne de groupe (ravitaillement).

Evacués sur l'hôpital d'Antibes : 1 maréchal des Logis, 1 canonnier.

                                 Effectif :

Officiers : 5                     Brigadiers et canonniers : 192

Sous-officiers : 15            Chevaux et mulets : 115

Mardi 18 Août

6h. Service en campagne de groupe (ravitaillement et remplacement du personnel).

Nommé maréchal des Logis : 1 brigadier

Nommé brigadier : 1 canonnier

Evacués sur le dépôt ! 2 canonniers

                                 Effectif :

Officiers : 5                     Brigadiers et canonniers : 189

Sous-officiers : 16            Chevaux et mulets : 115

Mercredi 19 Août

Le 3e groupe de l'artillerie de la 65e Division de réserve passe sous les ordres du Général de Division gouverneur de Nice et devient le 1er groupe d'artillerie de montagne.

Instructions diverses (emploi des armes, service des places, artillerie, éclaireurs).

Venus du dépôt : 4 canonniers.

                                 Effectif :

Officiers : 5                     Brigadiers et canonniers : 193

Sous-officiers : 16            Chevaux et mulets : 115

Jeudi 20 Août

Changement de cantonnement : étape de la Colle à Nice (quartier du Var).

5h40, départ de la Colle.

8h40, arrivée à Nice (quartier du Var).

La batterie est cantonnée à la Californie.

Vendredi 21 Août

Instruction d'artillerie et nettoyages divers.

Samedi 22 Août

Le Service en campagne qui devait avoir lieu à 6h a été décommandé, l'ordre étant arrivé à 5h que le 1er groupe du 2e Régiment d'Artillerie de Montagne s'embarquerait le 23 à la gare du Var.

La 1ère Batterie doit être rendue au quai d'embarquement 3h30 avant le départ du train, fixé à 4h6.

Par suite dans la journée, préparatifs de départ.

Dimanche 23 Août

0h15, départ du parc.

0h35, arrivée au quai d'embarquement du Var.

4h6, l'état-major du 1er groupe et la 1ère Batterie partent.

Lundi 24 Août

12h4, au passage à Gray, la batterie reçoit comme renseignement qu'elle forme groupe alpin avec le 116e Bataillon de réserve (21e corps d'armée), qu'elle débarquera à Etival et que son cantonnement de concentration est Moyenmoutier.

Mardi 25 Août

7h55 ordre reçu au passage à Golbey "vous débarquerez à Thaon les Vosges ; un officier d'état-major vous y donnera des ordres".

8h50, arrivée au quai de débarquement de Thaon les Vosges ; ordre reçu : "le 116e Chasseurs est en avant ; la batterie s'installera à Thaon comme cantonnement en attendant des ordres".

9h55, la batterie quitte la gare.

10h5, la batterie forme le parc à Thaon les Vosges où elle cantonne la nuit.

Mercredi 26 Août

Le groupe alpin (116e Chasseurs et 1ère batterie) est disloqué ; la batterie est mise à la disposition du 8e corps.

10h5, ordre reçu : "se rendre dans le plus bref délai à Rehaincourt par Chatel-sur-Moselle et Moriville [25km].

11h10, la batterie part de Thaon les Vosges.

16h15, arrivée à Rehaincourt où la batterie reçoit l'ordre de cantonner.

La 1ère batterie fait partie d'un groupe composé des batteries 1, 3 et 5 du régiment affecté à la 16e Division.

Jeudi 27 Août

4h45, départ de Rehaincourt.

5h30, la batterie s'arrête en position de rassemblement à 100m à l'Ouest d'Ortoncourt.

8h45, ordre de se porter sur Fauconcourt.

9h50, la batterie s'arrête en position de rassemblement à 800m sud de la cote 339 (2 km sud de Clézantaine).

15h45, pour permettre un tir d'artillerie lourde, la batterie change de position de rassemblement et vient se placer à 800m à l'Est de la cote 329.

19h, ordre d'aller cantonner à Hallainville.

22h, arrivée à Hallainville.

Mis en subsistance à la batterie : le détachement du génie du groupe alpin comprenant : 1 sous-officier, 1 caporal et 9 sapeurs avec 2 mulets.

                                 Effectif :

Officiers : 5                     Brigadiers et canonniers : 203

Sous-officiers : 17            Chevaux et mulets : 117

Vendredi 28 Août

A partir de 5h30, la batterie est prête au parc.

8h40, ordre de charger les mulets

8h55, départ d'Hallainville.

9h40, la batterie est en position de rassemblement sur la route d'Hallainville à Clézentaine, vers la cote 300.

15h, la batterie reçoit l'ordre de se porter en avant.

17h30, la batterie est mise en batterie à 100m à l'Est du cimetière de Clézentaine, avec objectif Saint Pierremond [NB. à 5km] ; jusqu'à 19h, la batterie tire par intermittence sur le clocher de Saint Pierremond.

19h10, la batterie quitte la position.

21h20, arrivée à la Ferme de la Fontaine (2km Est d'Hallainville) où la batterie bivouaque [la ferme existe toujours].

Samedi 29 Août

6h30, départ de la Ferme de la Fontaine

7h45, la batterie se met en batterie au sud du cimetière de Clézentaine, à l'emplacement occupé la veille par la batterie Petiot du 1er de Montagne.

12h45, un ordre communiqué au capitaine Maidot prescrit aux batteries de Clézentaine d'ouvrir à partir de 13h15 un feu violent sur Xaffévillers et le bois du Grand Bras. La distance étant d'environ 5200m, le capitaine Maidot décide de porter la batterie en avant et de rejoindre les 3e et 5e batteries vers Deinvillers ; pendant la reconnaissance, le capitaine Maidot fait part de son intention au colonel commandant l'artillerie de la 16e Division qui prescrit à la batterie de rester sur place.

15h15, le canonnier Andrieu de la batterie est légèrement blessé à la nuque par un éclat d'obus.

16h, tir contre un aéroplane.

18h30, la batterie reçoit l'ordre d'aller cantonner à Haillainville.

20h, arrivée à Haillainville.

Dimanche 30 Août

5h30, départ d'Haillainville.

6h45, arrivée à Clézentaine.

7h30, ordre de se porter en avant.

10h15, la batterie est en surveillance sur Saint Pierremont dans la boucle de la Mortagne, au Sud de Min de Min [?] de Deinvillers [carte 1].

11h, la batterie exécute de temps en temps des tirs sur le village de Saint Pierremont pour appuyer l'attaque de l'infanterie sur ce village.

Lundi 31 Août

5h, départ de la section Bousquet désignée pour aller occuper une position à l'Est du Bois de Feing, près de la route venant de Deinvillers, objectif Saint Pierremont.

5h30, départ de la section Bernier qui vient occuper la position de la veille.

7h30, la section Bernier est en position et exécute quelques tirs sur Saint Pierremont.

16h30, la section Bernier bat Magnières, objectif d'attaque de la 15e Division.

18h45, ordre est donné aux deux sections de venir bivouaquer à l'ouest du Bois de Corres.

19h45, les deux sections s'installent au bivouac.

Pendant le combat, le canonnier Bertrand a été blessé et évacué ; un mulet a été tué.

                                 Effectif :

Officiers : 5                     Brigadiers et canonniers : 202

Sous-officiers : 17            Chevaux et mulets : 116

Mardi 1er septembre

4h, la batterie quitte le bivouac et vient occuper tout entière l'emplacement des 30 et 31 août.

5h, la batterie est en position de surveillance sur Saint Pierremont.

12h, tir sur Saint Pierremont

18h45, la batterie quitte la position pour aller bivouaquer au même emplacement que la veille.

Evacués : 2 canonniers pour maladie

                                 Effectif :

Officiers : 5                     Brigadiers et canonniers : 200

Sous-officiers : 17            Chevaux et mulets : 116

Mercredi 2 septembre

5h, la batterie quitte le bivouac

5h30, la batterie occupe le même emplacement que la veille en surveillance sur Saint Pierremont

8h45, tir sur infanterie construisant des tranchées à 1km500 à l'Est de Magnières.

17h30, ordre reçu : se diriger à la nuit tombante sur Hallainville où des ordres seront donnés

18h, la batterie quitte la position

21h, arrivée à Haillainville où elle cantonne en attendant des ordres

Jeudi 3 septembre

1h, ordre reçu : la 1ère Batterie formera groupe avec le 52e Bataillon de Chasseurs ; embarquement pour la batterie à 9h30 à Thaon les Vosges

3h30, la batterie quitte Haillainville et se dirige sur Thaon les Vosges par Rehaincourt et Hadigny les Verrières [20 km].

8h45, arrivée à Thaon les Vosges où la batterie forme le parc, la gare n'étant pas en mesure d'enlever la batterie.

19h, la gare fait prévenir que la batterie pourra embarquer à partir de 20h.

20h, la batterie arrive aux quais d'embarquement

22h30, arrivée du train qui doit enlever la batterie ; commencement de l'embarquement.

24h, départ de Thaon les Vosges.

Vendredi 4 septembre

5h, arrivée à la gare de Le Thillot ; un officier d'E.M. donne les instructions suivantes : le 52e Bataillon de Chasseurs cantonne aujourd'hui à Le Thillot ; vous y cantonnerez également ; le groupe est attaché à la 116e brigade d'infanterie.

6h30, départ de la gare

6h50, arrivée à Le Thillot où la batterie cantonne

18h, ordre reçu : le groupe ira cantonner demain à Ventron.

Samedi 5 septembre

6h, le groupe quitte Le Thillot. ordre de marche : 8e, 9e, 10e, mitrailleuses, batterie, 7e. Itinéraire : Haut des Vés, Haut du Rouge Gazon, Ventron [voir carte 2].

11h40, arrivée à Ventron.

Dimanche 6 septembre

8h30, ordre reçu : le groupe partira pour Gérardmer à 11 heures ; P.I. Moulin d'Aval ; ordre de marche : 9e, 10e, 7e, mitrailleuses, batterie, 8e.

10h45, départ de Ventron

11h10, passage au P.I.

15h15, 2 km après La Bresse, ordre reçu : le groupe se dirigera sur la Schlucht par les Feignes de Vologne et Le Collet et se mettra à la disposition du commandant du 30e Bataillon de Chasseurs.

19h45, la batterie arrive à Le Collet où elle bivouaque.

Laissé à Ventron pour javart : 1 mulet

Mis en subsistance à la batterie : l'Etat-Major du groupe (Commandant Roos, Sous-lieutenant Peyrard, 4 canonniers, 5 chevaux, 1 fourgon)

                                 Effectif :

Officiers : 3                     Brigadiers et canonniers : 196

Sous-officiers : 17            Chevaux et mulets : 110

Lundi 7 septembre

Le groupe du 52e Bataillon de Chasseurs est affecté à la 81e Brigade d'infanterie et reste provisoirement en réserve à Le Collet ; il fait partie du secteur de la Schlucht (groupement des Vosges)

Repos pour le personnel, travaux de propreté et installation d'abris.

Mardi 8 septembre

9h, ordre reçu : "A partir d'aujourd'hui, le stationnement du groupe sera le suivant : 8e Compagnie à l'Altenberg ; 10e Compagnie et E.M. à la Schlucht ; 7e, 9e, Mitrailleuses, Batterie, S.H.R. à Le Collet. [Service Hors Rang, = administration, maréchal-ferrant, armurier…]

Les unités restant à Le Collet perfectionneront les abris pour que les conditions du séjour, qui sera sans doute prolongé, soient aussi améliorées que possible."

En conséquence, pour la Batterie, amélioration des abris.

15h45, ordre reçu : la batterie se portera immédiatement sur Sulzeren Eck où elle coopérera avec les 41e et 42e batteries du Régiment à la défense éloignée de Pairis, qui est occupé par le 12e Bataillon de Chasseurs, et est menacé par une attaque allemande venant d'Orbey.

16h30, départ de Le Collet.

18h10, arrivée à Gazon Martin où la batterie reçoit l'ordre de cantonner.

Mercredi 9 septembre

 

4h45, départ de Gazon Martin

5h20, la batterie s'arrête en position d'attente à l'ouest de la cote 1300

11h30, la batterie se met en batterie au nord-est de la cote 1300, en surveillance sur Orbey

15h45, ordre reçu : commencer un tir sur la lisière ouest d'Orbey pour préparer une attaque de notre infanterie

16h20, halte au feu

18h, la batterie reçoit l'ordre de charger les mulets et de gagner le cantonnement de Gazon Martin.

18h45, arrivée à Gazon Martin.

Jeudi 10 septembre

4h45, départ de Gazon Martin

5h40, la batterie se met en batterie au même emplacement que la veille, en surveillance sur le même objectif.

17h20, ordre reçu : se diriger sur le cantonnement de Gazon Martin.

17h45, la batterie se met en marche

18h40, arrivée à Gazon Martin

Provisoirement, la batterie est détachée du groupe du 52e Chasseurs et placée sous les ordres du Chef d'escadron commandant l'Artillerie du groupe de la Schlucht. Les 1ère, 41e et 42e batteries du 2e RAM constituent un groupe sous le commandement du capitaine Maidot.

Vendredi 11 septembre

Ordre du chef d'escadron commandant l'artillerie, reçu la veille : "afin de diminuer la fatigue des batteries, il ne sera commandé chaque jour, dans le groupe des 3 batteries, qu'une batterie et une section.

Une section au-dessus du Lac Blanc, près de la borne frontière 2270, à la cote 1287.

Une batterie au-dessus du Lac Noir battant Pairis et Orbey".

En conséquence ; pour la 1ère batterie, repos, travaux de propreté et amélioration du cantonnement.

21h15, ordre reçu : cette nuit, nuit du 11 au 12 septembre, une batterie de 75 va aller s'installer à la cote 917 (2km500 est du lac Blanc) pour ouvrir le feu sur le mamelon Chamont où est installée la batterie lourde allemande. Cette même nuit, une section de la 7e batterie du 1er régiment de Montagne (Groupe alpin du 28e Chasseurs) va s'installer à l'est de la ferme Maze pour chercher à démolir la batterie de campagne allemande qui se trouve à 1000m au nord-ouest d'Orbey. La 1ère Batterie du 1er de Montagne (groupe alpin du 30e Chasseurs) ouvrira le feu la première, des environs du col du Bonhomme dans la direction d'Urbach, pour attirer sur elle le feu des batteries allemandes, les faire reconnaître par la batterie de 78 et la section de la 7e batterie, et permettre à celles-ci de leur infliger une leçon.

Les trois batteries du 2e Régiment de Montagne seront en batterie demain matin à 5h30 exactement afin d'aider la manœuvre des batteries du groupe du Bonhomme et d'arrêter le mouvement de l'infanterie allemande qui voudrait sortir d'Orbey.

Samedi 12 septembre

4h30, départ de Gazon Martin

5h75, la batterie est en position au-dessus du Lac Noir.

A cause du brouillard, l'action prescrite pour le 11 n'a pas eu lieu.

16h, ordre reçu pour le groupe 1er, 41e et 42e : aucun changement dans la situation du groupe de la Schlucht. Maintenez toujours en permanence, de 5h30 à 18h, une batterie et demie en surveillance sur les emplacements choisis. Avec le reste, améliorez la situation des cantonnements. Cherchez en particulier à améliorer celle des mulets en les abritant, dans la mesure du possible, contre le vent et la pluie, au moyen de branchages.

17h10, la batterie reçoit l'ordre de rejoindre Gazon Martin.

18h, arrivée à Gazon Martin.

Dimanche 13 septembre

4h30, départ de Gazon Martin.

5h40, arrivée à la cote 1300. La violence du vent, la pluie et le brouillard n'ont pas permis la mise en batterie.

La batterie s'est rendue à Gazon du Faing pour y prendre les ordres du capitaine Martin, commandant le 12e Bataillon de Chasseurs. Ce dernier a décidé que la batterie regagnerait son cantonnement et y attendrait des ordres.

8h30, arrivée à Gazon Martin.

Lundi 14 septembre

Conformément aux ordres du Chef d'escadron commandant l'artillerie de la Schlucht, la batterie reste au repos au cantonnement de Gazon Martin (ordre du 11 septembre).

Travaux de propreté. Nettoyage et entretien des armes et du matériel. Evacués : 4 canonniers pour maladie.

                                 Effectif :

Officiers : 3                     Brigadiers et canonniers : 192

Sous-officiers : 17            Chevaux et mulets : 110

Mardi 15 septembre

En raison du mauvais temps (pluie, vent, brouillard), la batterie reçoit l'ordre de rester au cantonnement de Gazon Martin.

Conformément à la note du Commandant de l'Artillerie de la Schlucht, du 14 septembre, la batterie se tient prête à marcher : les mulets bâtés, les hommes à proximité des mulets, le matériel prêt à être chargé.

Evacués : 21 canonniers pour maladie

1 canonnier venu de l'hôpital de la Schlucht.

                                 Effectif :

Officiers : 3                     Brigadiers et canonniers : 191

Sous-officiers : 17            Chevaux et mulets : 110

Mercredi 16 septembre

A cause du mauvais temps, repos et travaux de propreté.

Evacués : 2 canonniers pour maladie

                                 Effectif :

Officiers : 3                     Brigadiers et canonniers : 189

Sous-officiers : 17            Chevaux et mulets : 110

Jeudi 17 septembre

4h30, départ de Gazon Martin.

Une note du capitaine Martin, commandant le 12e Bataillon de Chasseurs, reçue le 16 septembre au soir, disant : "il y aurait gros intérêt à ce que la 1ère Batterie se porte à hauteur des Hautes-Huttes, ferme de Spielmuss. De là, il faudrait tirer sur les tranchées visibles et sur les lisières de bois auxquelles aboutissent ces tranchées car, sous le tir, les Allemands se replient de leurs tranchées vers le bois. Il a été reconnu, aux combats du Bonhomme, que chaque fois que les Allemands font travailler à une tranchée, ils font faucher en avant 1 ou 2 paysans pour détourner l'attention. Les batteries devront donc, sauf nouvel ordre, tirer sur tout mouvement ennemi et, si l'éclairage et la distance le permettent sur les tranchées ennemies".

5h55, la batterie se met en batterie un peu en avant de la ferme de Spielmuss.

8h45, tir sur groupe ennemi aperçu dans petit bois à l'est d'Orbey.

10h15, tir sur travailleurs en avant d'une tranchée au nord-ouest d'Orbey.

17h, la batterie quitte la position.

18h40, arrivée de la batterie au cantonnement.

Vendredi 18 septembre

Ecole de batterie.

Construction d'abris pour les animaux et continuation de l'amélioration du cantonnement.

Changer de place les feuillées et améliorer leurs installations.

Samedi 19 septembre

5h30, départ de Gazon Martin, départ retardé à cause du mauvais temps.

7h, la batterie occupe la même position de batterie que le 17 (ferme de Spielmuss).

La batterie reste en position toute la journée sans pouvoir tirer à cause du brouillard, de la pluie et de la neige.

16h30, la batterie quitte la position.

18hj, arrivée à Gazon Martin.

Dimanche 20 septembre

La batterie reste au repos à Gazon Martin. La pluie et la neige empêchent de continuer l'amélioration des abris et de faire les instructions prescrites.

Evacué : 1 canonnier pour maladie (panaris)

                                 Effectif :

Officiers : 3                     Brigadiers et canonniers : 188

Sous-officiers : 17            Chevaux et mulets : 110

Lundi 21 septembre

Le départ de la batterie est retardé à cause du mauvais temps.

12h15, départ de Gazon Martin.

13h40, la batterie est mise en batterie sur le même emplacement que le 19 (ferme de Spielmuss) et mise en surveillance sur Orbey.

14h20, tir sur un groupe de plusieurs personnes cachées derrière une levée de terre, sur crête de la Grande Vallée (400m sud Orbey). Distance 4400m.

16h25 tir sur travailleurs creusant une tranchée.

17h15, la batterie quitte la position.

18h45, la batterie arrive au cantonnement de Gazon Martin. Un médecin auxiliaire arrivé le 21 septembre).

                                 Effectif :

Officiers : 3                     Brigadiers et canonniers : 188

Sous-officiers : 18            Chevaux et mulets : 110

Mardi 22 septembre

Manœuvre d'artillerie (Ecole de batterie, remplacement des personnels).

Revue d'armes et des vivres de réserve.

Visite de tous les animaux de la batterie.

Amélioration du cantonnement et travaux de propreté.

Mercredi 23 septembre

5h, départ de Gazon Martin.

6h75, la batterie occupe la position (ferme de Spielmuss) et se met en surveillance sur Orbey.

17h30, la batterie quitte la position.

19h10, la batterie arrive à Gazon Martin.

Jeudi 24 septembre

Préparation des emplacements pour abris d'animaux.

Différentes corvées vont à la Schlucht pour y prendre le matériel destiné à la construction des abris.

Un canonnier sorti de l'hôpital le 22 et un le 24.

                                 Effectif :

Officiers : 3                     Brigadiers et canonniers : 190

Sous-officiers : 17            Chevaux et mulets : 110

Vendredi 25 septembre

Ordre reçu du Chef d'escadron commandant l'artillerie dans la journée du 24 : "A partir du 24, il n'y aura plus que deux sections en surveillance permanente au lieu de une batterie et une section. Il y aura ainsi une batterie complètement libre 1 jour sur 3 et 2 demi batteries à peu près libres assurant le service et les corvées".

En conséquence, pour la section Bernier, départ à 3h20.

Occupation de la position ferme de Spielmuss, 6h10.

Ordre reçu à 9 heures : "L'ennemi s'est montré très entreprenant vers le col de Wetzlein ; pour l'arrêter, les batteries iront se mettre immédiatement en surveillance sur les emplacements reconnus entre le Tanet et Spielmuss".

En conséquence, la section Bousquet disponible, de la 1ère Batterie, ira se mettre en position à côté de l'autre section à Spielmuss.

Départ de Gazon Martin de la section Bousquet, 12h15

Mise en batterie à 13h30.

A 17h30, toute la batterie quitte la position.

A 18h40, arrivée à Gazon Martin.

Un canonnier évacué, courbature, fébrile.

                                 Effectif :

Officiers : 3                     Brigadiers et canonniers : 189

Sous-officiers : 17            Chevaux et mulets : 110

Samedi 26 septembre

5h, départ de Gazon Martin de la section Bousquet.

6h45, mise en batterie aux Hautes-Huttes.

17h15, la batterie quitte la position.

19h10, arrivée à Gazon Martin.

Sept canonniers venus du dépôt.

Deux mulets venus du dépôt.

Un mulet mort.

                                 Effectif :

Officiers : 3                     Brigadiers et canonniers : 196

Sous-officiers : 17            Chevaux et mulets : 111

Dimanche 27 septembre

"Le commandant du 256e me fait connaître qu'un de ses postes a dû se replier à 1000m au Nord de la ferme Zimmerling où il tient devant les Allemands. Le 256e tâchera, au lever du jour, de refouler les Allemands au pied de la Tête de Faux. Faire appuyer cette attaque par une batterie ou une section." Ordre du Commandant du 12e Bataillon reçu à 4h45.

5h, départ de la section Bernier.

5h15, départ de la section Bousquet.

6h5, la batterie arrive à hauteur du Lac Blanc, près borne frontière 2779 et y reste en position d'attente, l'opération projetée n'ayant pas eu lieu.

11h45, mise en batterie de la section Bernier à 100m, à cote 1291, en surveillance de la Côte de Grimande.

La section Bousquet rentre au cantonnement où elle arrive à 13h.

7h, la section Bernier quitte position.

17h50, arrivée à Gazon Martin.

Lundi 28 septembre

4h45, départ de la batterie.

La section Bernier va occuper position de la veille au sud du Lac Blanc.

5h35, mise en batterie.

La section Bousquet va occuper la position des Hautes-Huttes.

5h30, occupation de la position.

Les deux sections rentrent à Gazon Martin à 18h30.

Mardi 29 septembre

Départ retardé à cause du mauvais temps.

6h, départ de la batterie.

La section Bernier occupe à 7h30 la position au Sud du Lac Blanc.

La section Bousquet à 7h15 celle des Hautes Huttes.

A 13h, ordre reçu : "un mouvement important signalé dans la vallée de Munster fait craindre une attaque sur front Hohneck-Rain des Chênes-Combkopf-Wettstein.

Par ordre du colonel commandant le groupe : portez la Batterie entière aux Hautes-Huttes de façon à pouvoir éventuellement intervenir".

A 14h20, la section Bernier se met en batterie à côté de la section Bousquet à Hautes-Huttes.

17h10, départ de la batterie.

18h50, arrivée à Gazon Martin.

Mis en subsistance à la 1ère Batterie : 11 canonniers et 6 mulets de la 42e Batterie.

Evacué : 1 canonnier.

                                 Effectif :

Officiers : 3                     Brigadiers et canonniers : 224

Sous-officiers : 18            Chevaux et mulets : 117

Mercredi 30 septembre

5h, départ de la batterie.

6h10, mise en batterie à la cote 1119.

Ordre reçu à 12h20 : "le poste de la croupe 917 voit les 4 pièces d'une batterie allemande qui a tiré ce matin dans la direction du lac Blanc. Envoyez une section à l'emplacement reconnu avant-hier pour démolir cette batterie. Signé : Capitaine Paul Martin, commandant 12e Bataillon de Chasseurs". En conséquence, la section Bernier se porte à 12h20 à la cote 917.

13h45, arrivée à la cote 917 et mise en batterie, en surveillance sur Orbey.

A 14h30, tirs sur artillerie ennemie, visible par les lueurs, en position sur les pentes nord-ouest du [illisible].

A 17h30, la section Bousquet quitte la position.

A 18h35, arrivée à Gazon Martin.

A 16h15, la section Bernier quitte la cote 917.

A 18h20, arrivée à Gazon Martin.

Jeudi 1er octobre

A 5 heures départ de la batterie.

La section Bernier va occuper la position de la ferme de Spielmuss, arrivée sur la position à 6h20.

La section Bousquet occupe la position des Hautes Huttes à 6h35.

A 17h30, départ des deux sections.

A 19h40, arrivée de la batterie à Gazon Martin.

Vendredi 2 octobre

5h, départ de la section Bernier.

6h40, mise en batterie aux Hautes-Huttes.

16h50, la section quitte la position.

18h75, arrivée au cantonnement.

Cessent la subsistance : 10 canonniers de la 42e batterie.

Evacué : 2 canonniers.

Rejoint la batterie : 1 canonnier.

                                 Effectif :

Officiers : 3                     Brigadiers et canonniers : 195

Sous-officiers : 18            Chevaux et mulets : 115

Samedi 3 octobre

A 5h, départ de la section Bousquet.

A 6h15, mise en batterie aux Hautes-Huttes.

9 heures, tir sur artillerie ennemie, en position sur le col de [La] Mossure, visible par fumée de ses coups. Distance 4200m.

17h30, la section quitte la position.

18h45, arrivée à Gazon Martin.

Dimanche 4 octobre

Départ à 6 heures (retardé à cause du brouillard) de la section Bernier.

Arrivée et mise en batterie à Spielmuss à 7h15.

11h30, tir sur artillerie ennemie, en position sur le col de [La] Mossure.

17h, section quitte la position.

18h5, arrivée à Gazon Martin.

Rejoint la batterie : 1 canonnier.

Deux mulets morts.

                                 Effectif :

Officiers : 3                 Brigadiers et canonniers : 196

Sous-officiers : 18        Chevaux et mulets : 112

Lundi 5 octobre

5h30, départ de la section Bousquet.

6h10, mise en batterie à Spielmuss.

17h30, la section quitte la position.

18h45, arrivée à Gazon Martin.

Mardi 6 octobre

6h, départ de la section Bernier.

7h10, la section occupe la position des Hautes-Huttes.

14h20, la section quitte la position.

16h75, arrivée à Gazon Martin.

Mercredi 7 octobre

5h30, départ de la section Bousquet.

6h45, mise en batterie à Spielmuss.

17h30, la section quitte la position.

18h40, arrivée à Gazon Martin.

Trois mulets morts. Un mulet réformé et livré à la gendarmerie de Gérardmer. Un canonnier mis en subsistance à la 41e Batterie.

                                 Effectif :

Officiers : 3                 Brigadiers et canonniers : 195

Sous-officiers : 18        Chevaux et mulets : 109

Jeudi 8 octobre

5h30, départ de la section Bernier.

6h45, la section occupe la position des Hautes-Huttes.

17h10, départ de la section.

18h50, arrivée à Gazon Martin.

Deux canonniers évacués : 1 pour rhumatismes (Gibert),                                        1 pour plaques muqueuses spécifiques.

                                 Effectif :

Officiers : 3                 Brigadiers et canonniers : 193

Sous-officiers : 18        Chevaux et mulets : 109

Vendredi 9 octobre

5h30, départ de la section Bousquet.

6h40, la section occupe la position des Hautes-Huttes.

17h, départ de la section.

18h40, arrivée au cantonnement.

Samedi 10 octobre

5h30, départ de la section Bernier.

6h40, la section occupe la position de Spielmuss. A 14h, elle quitte la position (mauvais temps) et arrive à Gazon Martin à 15h15.

Dimanche 11 octobre

5h30, départ de la section Bousquet.

6h35, mise en batterie à Spielmuss.

17h30, la section quitte la position.

18h40, arrivée au cantonnement.

Dix mulets venus du dépôt de Nice.

Trois mulets morts et un cheval (Arlésien).

Quatre canonniers venus du dépôt.

Un canonnier (Lambert) rejoint la batterie.

                                 Effectif :

Officiers : 3                 Brigadiers et canonniers : 198

Sous-officiers : 18        Chevaux et mulets : 115

Lundi 12 octobre

5h30, départ de la section Bernier.

7h, mise en batterie à la cote 917.

17h, la section quitte la position.

20h, arrivée au cantonnement.

Mardi 13 octobre

5h30, départ de la section Bousquet.

6h30, arrivée à la corne du bois, à l'ouest de la cote 1119. Organisation de cette position.

17h30, la section quitte la position.

18h40, arrivée à Gazon Martin.

Mercredi 14 octobre

La distance était supérieure à 5,5km, en limite de portée des canons de 65.

5h, départ de la section Bernier.

6h5. Mise en batterie à Spielmuss.

Ordre reçu à 12h45 du commandant de l'artillerie : "A 15 heures, vous ouvrirez le feu de 917 sur la partie du Grand Faudé [entre Lapoutroie et Orbey] qui vous a été signalée comme occupé par l'artillerie ennemie. Je vous envoie directement de Gazon Martin votre 2e section. Je vous protégerai avec la 41e aux Hautes-Huttes et une section de la 6e au col de Wettstein. Je serai moi-même à Wettstein."

En conséquence à 1h, la section Bernier quitte Spielmuss pour se poster à 917 où elle se met en batterie à 14h40.

La section Bousquet reçoit à 12h45 à Gazon Martin l'ordre suivant : "Au reçu de cette note, faites bâter et allez rejoindre votre capitaine à la croupe 917, en emmenant la partie de l'échelon nécessaire pour la batterie entière".

A 13h15, départ de la section Bousquet et de tout l'échelon de la batterie. A son passage au Lac Noir à 15 heures, cette section reçoit du Capitaine l'ordre de rester en ce point, en position d'attente, la section ne pouvant arriver à 917 pour l'heure fixée.

A 15h, la section Bernier ouvre le feu sur le lieu-dit Couïre (renseignement donné par un habitant du pays).

A 15h10, cette section reçoit le feu d'une batterie de campagne et ensuite celui d'une batterie d'obusiers. Sous le feu des actions des Hautes-Huttes, la batterie de campagne ennemie dirige son feu sur les Hautes-Huttes. La batterie d'obusiers ne tire plus.

A 15h30, la mission de la section Bernier pouvant être considérée comme terminée, le Capitaine fait arrêter le feu et observer si dans la direction de l'Artillerie de Campagne ennemie on peut apercevoir un indice permettant de tirer sur cette artillerie. On n'a rien pu voir. La section Bernier quitte la position à 17h30.

Toute la batterie rentre à Gazon Martin où elle arrive à 19h30, après avoir roulé deux mulets sur le chemin du Lac Noir à Spielmuss.

Un homme évacué pour cause de maladie (Tenia).

                                 Effectif :

Officiers : 3                 Brigadiers et canonniers : 197

Sous-officiers : 18        Chevaux et mulets : 115

Jeudi 15 octobre

A 5h, départ de la section Bousquet.

A 6h10, mise en batterie à la cote 1119.

Organisation de cette position. Carnet de tir [Voir

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6518135q/texteBrut]

A 17 heures, la section quitte la position.

A 18h20, arrivée au cantonnement.

Rejoint la batterie : 1 canonnier.

Deux hommes évacués : Porrigot (embarras gastrique);, Andrès (même diagnostic).

                         Effectif

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 196

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 115

Vendredi 16 octobre

A 5 heures, départ de la section Bernier

A 6h10, mise en batterie à Spielmuss.

A 17h30, la batterie quitte la position.

A 18h40, arrivée à Gazon Martin.

Un homme et quatre mulets en subsistance de la 42e Batterie sont classés à la 1ère Batterie. Un canonnier évacué, Colombier (fracture de la rotule).

                         Effectif

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 195

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 115

Samedi 17 octobre

A 5 heures, départ de la section Bousquet. Mise en batterie à 6h à l'Est de la cote 1119. Organisation de cette position.

A 17h20, la section quitte la position et arrive à Gazon-Martin à 18h40.

Un canonnier évacué (varices).

                         Effectif

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 194

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 115

Dimanche 18 octobre

A 5 heures, départ de la section Bernier.

A 6h75, mise en batterie à la corne du bois, cote 1119.

Continuation de l'organisation de la position. Carnet de tir.

A 17h30, la section quitte la position.

A 18h40, arrivée à Gazon Martin.

Lundi 19 octobre

A 5 heures, départ de la section Bousquet.

A 7h20, mise en batterie à la cote 917.

Organisation de cette position. Carnet de tir.

A 16h, la section quitte la position.

A 18h45, arrivée à Gazon Martin.

Mardi 20 octobre

A 5h30, départ de la section Bernier.

A 6h15, mise en batterie un peu à l'Est de 1119.

Organisation de la position.

A 15h30 (à cause du mauvais temps), la section quitte la position et arrive à 16h55 à Gazon Martin.

Mercredi 21 octobre

A 5h30, départ de la section Bousquet.

A 6h45, la section se met en batterie à Spielmuss.

A 17h30, la section quitte la position.

A 18h50, arrivée à Gazon Martin.

Jeudi 22 octobre

A 5h30, départ de la section Bernier.

A 6h40 mise en batterie à la corne du bois, cote 1119.

A 17h30, la section quitte la position.

A 18h40, arrivée à Gazon Martin.

Vendredi 23 octobre

A 5h30, départ de la section Bousquet.

A 6h45, mise en batterie à l'Est de la cote 1119.

Amélioration de la position. Carnet de tir.

A 17h30, la section quitte la position.

A 18h40, arrivée à Gazon Martin.

Un canonnier évacué : Raspus, pour embarras gastrique.

                         Effectif

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 193

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 115

Samedi 24 octobre

A 5h30, départ de la section Bernier.

A 6h45, arrivée à Spielmuss et mise en batterie.

A 17h30, la batterie quitte la position.

A 18h45, arrivée à Gazon Martin.

Dimanche 25 octobre

A 5h30, départ de la section Bousquet.

A 6h40, mise en batterie à la corne du bois, cote 1119.

A 17h30, la section quitte la position.

A 18h40, arrivée à Gazon Martin.

Lundi 26 octobre

A 5h, départ de la section Bernier.

A 7h10, mise en batterie à la cote 917.

Organisation de la position. Carnet de tir.

A 16h, la section quitte la position.

A 18h35, arrivée à Gazon Martin.

Mardi 27 octobre

A 5h30, départ de la section Bousquet.

A 6h50, mise en batterie à l'Est de la cote 1119.

A 17h30, la section quitte la position.

A 18h45, arrivée à Gazon Martin.

Mercredi 28 octobre

Rédigé par Paul Bernier jusqu'au

5h30, départ de la section Bernier.

6h50, la section est à Spielmuss en surveillance.

17h, la section rejoint le cantonnement.

18h20, la section arrive à Gazon Martin.

Evacué : le canonnier Capelle (myopie)

Rejoint la batterie : le maréchal-ferrant Baldo.

Mort : 1 mulet de pasteurellose.

Trouvé et affecté à la batterie : 1 cheval

                         Effectif

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 193

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 115

Jeudi 29 octobre

5h30, le départ de la section Bousquet est retardé à cause de la neige qui tombe.

6h15. Départ de la section Bousquet.

7h35, la section est en surveillance au mamelon 1119 Sud.

17h, la section quitte son emplacement.

18h30, la section arrive à Gazon Martin.

Vendredi 30 octobre

5h30, départ de la section Bernier.

6h35, la section est sur le mamelon 1119 Nord en surveillance.

13h55, la section reçoit du 52e Chasseurs le renseignement suivant : "ce soir à la tombée de la nuit, le 52e bataillon occupera le Noirmont avec 2 sections, conformément à l'ordre donné par le Colonel commandant le secteur de la Schlucht".

17h, la section quitte son emplacement.

18h20, arrivée à Gazon Martin.

Venu de l'hôpital de Gérardmer : 1 canonnier.

Morts : 2 mulets.

                         Effectif

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 194

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 113

Samedi 31 octobre

5h30, départ de la section Bousquet

7h, la section est à Spielmuss en surveillance.

11h45, ordre reçu à Gazon Martin : "Faites tirer de la croupe 917 sur la villa Lefébure en envoyant immédiatement votre seconde section à 917.

Avec votre section de Spielmuss, vous ferez tirer du côté de Faing sur la grande qui nous a été signalée comme abritant un obusier de 15 et sur l'emplacement de batterie supposé. Je vous envoie l'indicateur que vous connaissez déjà et qui vous donnera les renseignements nécessaires.

Vous règlerez vous-même le tir des deux sections, j'entends que vous déciderez l'ordre dans lequel elles doivent tirer pour lier leur action.

La 41e sera en position aux Hautes Huttes pour vous soutenir au besoin. Je serai moi-même à mon poste de commandement sur la croupe 939 à l'Ouest de Sulzern. Deux pièces allemandes de 77 sont en ce moment au pied sud du Kuhlberg sur la route de Giragoutte, et tirent sur Horodberg".

12h30, la section Bernier quitte Gazon Martin.

14h15;, cette section est à la cote 917en surveillance.

16h, ordre reçu : "le brouillard ne permettant pas aujourd'hui l'opération projetée, rejoignez le cantonnement. Les deux sections devront se trouver sur leurs emplacements demain à la 1ère heure. Si l'opération doit être exécutée, l'ordre vous en sera donné".

16h30, les sections quittent leurs emplacements.

18h, la section Bousquet arrive à Gazon Martin.

18h30, la section Bernier arrive à Gazon Martin.

Dans la journée sont évacués : 1 brigadier et 1 canonnier.

Un cheval est versé au 334e Régiment d'Infanterie.

                         Effectif

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 192

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 112

Dimanche 1er novembre

5h, départ de la section Bernier.

5h30, départ de la section Bousquet.

7h5, la section Bernier est à la croupe 917en surveillance.

7h10, la section Bousquet est à Spielmuss en surveillance.

8h35, ordre reçu : "il n'y a rien de nouveau, pouvez rentrer à Gazon Martin avec une section dans les conditions habituelles".

8h55, la section Bousquet rejoint le cantonnement.

10h15, la section Bousquet arrive à Gazon Martin.

16h30, la section Bernier quitte son emplacement.

18h35, la section Bernier arrive à Gazon Martin.

Lundi 2 novembre

5h30 départ de la section Bousquet

6h45, la section Bousquet est à Spielmuss en surveillance

16h30 la section Bousquet rejoint le cantonnement

17h55 cette section arrive à Gazon Martin.

                         Effectif

Venus du dépôt : 4 canonniers

Venu de la 41e Batterie : 1 cheval

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 196

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 113

Mardi 3 novembre

0h15, ordre reçu du commandant de l'artillerie : "On craint pour demain matin à l'aube une attaque ennemie sur Horodberg qui a été fortement bombardé aujourd'hui. J'envoie la 41e Batterie sur la position de Bichstein, elle n'aura que des observateurs aux Hautes Huttes. je vous confie tout ce secteur. Marchez avec toute votre batterie et tâchez de tenir tout ce secteur à vous seul. Vous aurez 2 postes téléphoniques à votre disposition : celui du lac Noir et celui du col de Wetzstein. Entendez-vous avec le 52e Chasseurs.

5h, les deux sections quittent le cantonnement

6h20 la section Bousquet est à Spielmuss en surveillance sur Orbey.

6h5, la section Bernier est au mamelon 1119 Sud en surveillance sur le Rain des Chênes.

12h45, renseignement reçu du 52e Chasseurs : "Une attaque ennemie venant du Hohnack est actuellement dirigée sur les positions du 12e Chasseurs à Horodberg et à Combkopf.

Prenez sous votre feu toutes les fractions ennemies que vous pourrez apercevoir de vos emplacements".

16h, renseignement du 52e Chasseurs: "On me signale que les obusiers ennemis seraient placés sur la croupe 676 au sud du V de Grande Vallée".

16h30, ordre reçu du 52e Chasseurs : "Pouvez rejoindre le cantonnement. Aucun ordre au sujet des dispositions de demain. Envoyer cependant vers 6h45 une section à la cote 917 et une autre section à Spielmuss".

Les sections rejoignent le cantonnement.

17h45, la section Bousquet arrive à Gazon Martin.

18h, la section Bernier arrive à Gazon Martin.

                         Effectif

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 196

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 112

Mercredi 4 novembre

5h, départ de la section Bousquet

5h15, départ de la section Bernier

6h20, la section Bernier est à Spielmuss en surveillance sur Orbey.

6h45, la section Bousquet est à la croupe 917 en surveillance sur le Faudé.

6h45, note reçue du commandant de l'artillerie et datée de la veille à 21 heures : "Demain, la 6e Batterie tirera des Hautes Huttes sur le Linge, c'est-à-dire presque exactement du côté opposé à vous. je vous en préviens pour que vous n'alliez pas la prendre pour une batterie allemande. Ayez une communication téléphonique toute la journée au lac Noir et au col de Wetzstein".

15h45, ordre reçu : "Vous pouvez faire rentrer une section à Gazon Martin s'il n'y a rien de nouveau".

15h, la section Bousquet quitte la croupe 917.

16h30, la section Bernier quitte Spielmuss.

17h45, la section Bernier arrive à Gazon Martin.

18h15, la section Bousquet arrive à Gazon Martin.

Jeudi 5 novembre

5h30, Départ de la section Bernier

6h40, la section Bernier est à Spielmuss en surveillance sur Orbey.

12h30, tir sur une section de 77 ennemie qui s'est dévoilée par ses lueurs à 800m environ au nord de la cote 885 (Nord de Le Rain des Chênes)

13h75, la section ennemie ne tirant plus depuis 12h45, le lieutenant Bernier arrête le tir.

14h35, au moment où la section Bernier allait ouvrir le feu sur une section de 77 dévoilée par sa fumée un peu au Sud de la cote 979 (1 km Sud d'Orbey), une section de 65 des Hautes Huttes a contrebattu l'artillerie ennemie ; pour ne pas gêner le réglage de cette section, le sous-lieutenant Bernier n'a pas tiré, et d'ailleurs l'artillerie ennemie s'était presque aussitôt arrêtée de tirer.

16h30, la section Bernier rejoint le cantonnement.

17h45, la section Bernier arrive à Gazon Martin.

Vendredi 6 novembre

5h30, départ de la section Bousquet

6h35, la section Bousquet est au mamelon 1119 Nord en surveillance sur Orbey.

13h50, ordre reçu à Gazon Martin du commandant de l'artillerie : "Les Allemands attaquent la 132e Brigade. Nous allons attaquer Orbey. Prenez toute votre batterie et mettez-vous immédiatement aux ordres du commandant du 52e Chasseurs".

En conséquence, ordre à la section Bernier d'aller à Spielmuss en position d'attente ; ordre à la section Bousquet : se porter à 917.

16h, le brouillard empêchant l'opération projetée, le commandant du 52e Chasseurs donne l'ordre de faire rentrer les sections.

    Opérations de la section Bernier :

14h20, départ de Gazon Martin

15h35, arrivée à Spielmuss

16h15, départ de Spielmuss

17h40, arrivée à Gazon Martin.

    Opérations de la section Bousquet

14h40, départ de 1119

15h30, la section s'arrête à 917 en position d'attente

16h5, la section se dirige sur le cantonnement

18h10, la section arrive à Gazon Martin.

22h20 ordre reçu du commandant de l'artillerie : "Allez occuper demain matin samedi à la pointe du jour les positions de 1119 et Spielmuss pour contrebattre toute artillerie ennemie se manifestant".

Samedi 7 novembre

5h, les sections Bousquet et Bernier quittent le cantonnement

6h10, la section Bernier est à Spielmuss en surveillance sur Orbey.

6h10, la section Bousquet est au mamelon 1119 Nord en surveillance sur Orbey.

16h, ordre reçu du commandant du 52e Chasseurs : "A cause du brouillard, rejoindre le cantonnement".

17h15, la section Bousquet arrive à Gazon Martin.

17h30, la section Bernier arrive à Gazon Martin.

Dimanche 8 novembre

5h30, départ de la section Bernier

6h30, la section Bernier est au mamelon 1119 Nord en surveillance sur le col de Grandi.

7h45, ordre reçu à Gazon Martin du commandant du 52e Chasseurs : "La batterie de 75 est en position cote 917. Prenez mêmes emplacements qu'hier".

8h15, départ de la section Bousquet

9h15, la section Bousquet est à Spielmuss en surveillance sur le col de Grandi.

16h30, les sections rejoignent le cantonnement.

17h30, la section Bernier arrive à Gazon Martin.

17h45, la section Bousquet arrive à Gazon Martin.

Venu de l'hôpital : 1 canonnier

Mort : 1 mulet

                         Effectif

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 197

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 111

Lundi 9 novembre

5h30, départ de la section Bousquet

6h20, la section est au mamelon 1119 Nord en surveillance sur Orbey

16h30, la section Bousquet rejoint le cantonnement

17h45, cette section arrive à Gazon Martin.

Ordre reçu du commandant de l'artillerie : "Demain occupez heure habituelle avec une section crête Reisberg, avec autre section emplacement entre Lac Blanc et cote 917 pour appuyer reconnaissance du 215e Régiment d'Infanterie".

                         Effectif

Venu de l'hôpital : 1 canonnier

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 198

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 111

Mardi 10 novembre

    Opérations de la section Bernier

4h30 départ de Gazon Martin

5h30 la section Bernier est à 100m à l'Est de la cote 1291 (Les Hautes Chaumes) en surveillance sur Les Mérelles.

8h40 ordre reçu : "l'artillerie ouvrira le feu puis l'infanterie se portera en avant 15 minutes après le 1er coup de canon".

8h45 tir sur un boqueteau de sapins, vers les Mérelles, derrière lequel est supposé un petit poste ennemi.

8h55 fin du tir

16h30 ordre de rentrer au cantonnement

17h45 la section Bernier arrive à Gazon Martin

    Opérations de la section Bousquet

4h départ de Gazon Martin

5h50 la section est à la croupe 917 en surveillance sur Les Mérelles

14h50 ordre reçu : tirer sur un bois, vers Les Mérelles, dans lequel se trouve un petit poste

14h55 ouverture du feu

15h5 fin du tir

16h ordre reçu : rejoindre le cantonnement

18h15 la section arrive à Gazon Martin

Mercredi 11 novembre

4h30 la section Bernier quitte le cantonnement

5h la section Bousquet quitte le cantonnement

6h la section Bousquet est à la cote 1291 en surveillance sur la Côte des Grimaudes

6h30 la section Bernier est à la cote 917 en surveillance sur les Mérelles

15h30 ordre reçu : à cause du brouillard, faire rentrer les sections.

17h la section Bousquet arrive à Gazon Martin

18h30 la section Bernier arrive à Gazon Martin

Jeudi 12 novembre

Une violente tempête accompagnée de neige a empêché la section Bernier d'aller occuper son poste de surveillance

10h inspection vétérinaire par le vétérinaire de la division

                         Effectif

Rentré de l'hôpital : 1 canonnier

Evacué pour l'hôpital : 1 brigadier (embarras gastrique chronique)

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 198

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 110

Vendredi 13 novembre

Pour cause de mauvais temps la section de surveillance reste à Gazon Martin en attendant des ordres.

13h le capitaine Maidot convoqué au Lac Blanc y reçoit l'ordre suivant : "A partir de demain occuper les 2n positions, cote 917 et déversoir du Lac Blanc. Mission : soutenir le 215e RI contre toute attaque d'infanterie. Objectif principal : Côte de Grimaude".

Samedi 14 novembre

6h, les sections Bousquet et Bernier quittent Gazon Martin

8h la section Bernier est en position à 917 et organise un emplacement pour surveiller la Côte de Grimaude.

8h40 la section Bousquet s'arrête au déversoir du Lac Blanc et y organise un emplacement, la pièce de droite en surveillance sur la Côte de Grimaude, la pièce de gauche en surveillance sur Faudé.

13h la mission de la batterie devant durer un certain nombre de jours, le 215e ayant reçu la mission de construire des tranchées sur ses lignes de surveillance et de résistance, tous les mulets sont renvoyés à Gazon Martin où chaque matin, ils attendront des ordres.

17h les servants de la section Bernier rentrent au Lac Noir où ils cantonnent, le capitaine et les servants de la section Bousquet arrivent au Lac Blanc pour y cantonner.

Dimanche 15 novembre

6h30 les 2 sections occupent le même emplacement que la veille et en continuent l'organisation.

17h, les deux sections rentrent dans le même cantonnement que la veille.

                         Effectif

1 mulet est mort de congestion pulmonaire

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 198

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 109

Lundi 16 novembre

Mêmes dispositions que le 15

Mazrdi 17 novembre

Mêmes dispositions que le 15 ; la section Bousquet prépare un emplacement de section à 100m Nord-Est du Lac Blanc (mi-distance entre l'hôtel et la ferme).

Mercredi 18 novembre

Mêmes dispositions que le 17.

Jeudi 19 novembre

Mêmes dispositions que le 17 ; reconnaissance d'un emplacement dans les Hautes Chaumes.

                         Effectif

1 mulet mort de congestion pulmonaire

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 198

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 108

Vendredi 20 novembre

Mêmes dispositions que le 19 ; organisation par la section Bousquet d'un emplacement de section sur les Hautes Chaumes, à 200m Sud-Ouest de la cote 1291.

Samedi 21 novembre

Mêmes dispositions que le 20 ; la section Bousquet organise l'emplacement des Hautes Chaumes ; reconnaissance d'un emplacement à 100m au Sud de la route, à mi-distance entre 917 et le déversoir du Lac Blanc.

                         Effectif

1 mulet mort de congestion pulmonaire

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 198

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 107

Dimanche 22 novembre

Mêmes dispositions que le 21 ; la section Bousquet organise l'emplacement reconnu la veille.

                         Effectif

1 mulet mort de congestion pulmonaire

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 198

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 106

Lundi 23 novembre

Mêmes dispositions que le 22.

16h30, la section Hébrard, l'adjudant Hébrard ayant remplacé le lieutenant Bousquet désigné pour commander la 41e Batterie, va organiser un emplacement de pièce sur l'éperon au Sud de la cote 979 (Nord de le Blanc Rupt).

22h30 la section Hébrard rentre au Lac Blanc.

                         Effectif

Le lieutenant Bousquet est dirigé sur la 41e Batterie dont il doit prendre le commandement.

Classés à la 41e Batterie :

    1 canonnier et ordonnance du lieutenant

    1 cheval d'officier, monture du lieutenant

Officiers : 2                      Brigadiers, canonniers : 197

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 105

Mardi 24 novembre

Mêmes dispositions que le 23 ; la section Bernier à 917 en surveillance sur la Côte de Grimaude ; la section Hébrard peut, à cause du brouillard, terminer dans la matinée l'emplacement commencé la veille dans la nuit et continuer l'après-midi l'organisation de l'emplacement entre 917 et Lac Blanc.

                         Effectif

1 mulet mort de misère physiologique

Officiers : 2                      Brigadiers, canonniers : 197

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 104

Mercredi 25 novembre

Mêmes dispositions que le 24 ; la section Bernier en surveillance à 917 sur la Côte de Grimaude ; la section Hébrard continue l'organisation d'un emplacement entre 917 et Lac Blanc.

Jeudi 26 novembre

Mêmes dispositions que le 25.

19h : ordre reçu : la batterie Maidot est mise à la disposition de son commandant de secteur et ira cantonner à Sultzern [Soultzeren].

Vendredi 27 novembre

6h30 la section Bernier occupe son emplacement de surveillance à 917

7h, la section Hébrard quitte le Lac Blanc

10h, cette section arrive à Sultzern

14h, la section Bernier est autorisée à rejoindre son cantonnement

17h, cette section arrive à Sultzern

                         Effectif

Le lieutenant de réserve Reynard, de la 42e Batterie, désigné pour remplacer le lieutenant Bousquet, arrive à la batterie

Venu de la 42e Batterie : 1 canonnier ordonnance du lieutenant Peyrard

Officiers : 3                      Brigadiers, canonniers : 198

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 104

Samedi 28 novembre

Sur demande du capitaine Maidot, le commandant de l'artillerie du groupe de la Schlucht autorise la 1ère Batterie à faire repos.

Travaux de couture et de propreté

14h instruction d'artillerie

Dimanche 29 novembre

6h30, la section Reynard se rend à son poste de surveillance

9h, cette section est à Spielmuss en surveillance sur le Faudé

15h30, la section Reynard rejoint le cantonnement

16h45, cette section arrive à Sultzern.

Lundi 30 novembre

6h30, la section Bernier se rend à son poste de surveillance

8h75, cette section est au mamelon 1119 Nord en surveillance du Faudé

16h, la section Bernier rejoint le cantonnement

17h10, cette section rejoint Sultzern

20h30, ordre reçu : "En prévision d'une attaque sur Combkopf, Barrenkopf, Horodberg, l'artillerie du secteur sera répartie le 1er Décembre de la façon suivante : …

V. Une batterie de 65 (batterie Maidot) battant le Rain des Chênes et le Linge, ayant pour objectif toute infanterie ennemie qui s'y révèlerait : position des Hautes Huttes".

Mardi 1er Décembre

6h, la batterie quitte le cantonnement

7h30, la section Bernier est au mamelon 1119 Sud en surveillance sur le Linge

La section Reynard est au mamelon 1119 Nord en surveillance de la cote 885 (Rain des Chênes)

15h15, ordre reçu : "rentrer au cantonnement"

15h75, les sections quittent leur emplacement

17h, les deux sections arrivent à Sultzern

17h30, ordre reçu : "En vue d'une attaque que nous allons faire demain sur la Tête des Faux, les deux sections seront rendues à 7h l'une au mamelon 1119 Sud avec mission de battre Le Linge et le Rain des Chênes, l'autre aux Hautes Huttes avec mission de battre l'Ouest d'Orbey".

Mercredi 2 Décembre

 5h45, les deux sections quittent le cantonnement

6h50, la section Bernier est aux Hautes Huttes en surveillance sur le col de Grande ; la section Reynard est au mamelon 1119 Sud en surveillance sur Le Linge

10h5, par ordre du lieutenant-Colonel commandant l'artillerie de la Division, les deux sections exécutent quelques salves de repérage

16h35, ordre reçu : "la 1ère Batterie rentrera à Sultzern pour y cantonner".

18h, les deux sections arrivent à Sultzern

18h30, ordre reçu du commandant de l'artillerie : "Demain 3 décembre vous serez à la disposition du 12e Bataillon de Chasseurs en remplacement de la 6e Batterie du 1er de montagne qui est requise pour mission spéciale et passe aux ordres du capitaine Petiot".

19h, après communication du 12e Chasseurs, ordre reçu de celui-ci : "La batterie enverra une section aux maisons brûlées d'Horodberg en surveillance sur l'emplacement présumé de la batterie ennemie qui se trouvait au sud de Le Forêt de Kuhberg (carte au 1/50000)".

Jeudi 3 Décembre

6h30, la section Reynard quitte le cantonnement

7h20, cette section est à son poste de surveillance à Horodberg

16h, la section Reynard rejoint le cantonnement

16h40 ; la section Reynard arrivé à Sultzern

Vendredi 4 Décembre

6h30, la section Bernier quitte le cantonnement

7h20, cette section est à Horodberg en surveillance sur la forêt de Kuhberg

14h50, ordre reçu : "Demander à commandant de la section s'il voit dans la direction Staufen et s'il peut aider au bombardement de l'usine à gaz de Munster que la batterie du Satel effectue".

Les deux pièces de la batterie sont déplacées et mises en batterie sur la crête à cause du fort angle de site négatif

15h10, ordre reçu : "le résultat étant atteint, cesser le feu sur Munster".

16h, la section Bernier rejoint le cantonnement

16h50, cette section arrive à Sultzern

19h30, ordre reçu du commandant de l'artillerie : "Demain 5 décembre, la 6e Batterie rendue à son bataillon. Service normal pour toutes les batteries. Les 1ère et 6e batteries feront partir demain chacune un maréchal des logis et 8 canonniers dont un maître pointeur, rendus à l'Altenberg à 8h".

Samedi 5 Décembre

6h30, la section Reynard quitte le cantonnement

7h40, cette section est aux Hautes Huttes (emplacement 1) en surveillance sur le col de Grande

16h, la section Reynard rejoint le cantonnement

16h40, cette section arrive à Sultzern

Dimanche 6 Décembre

6h45, la section Bernier quitte le cantonnement

7h45, cette section est aux Hautes Huttes (emplacement 3) en surveillance sur le col de Grande

16h35, la section Reynard rejoint le cantonnement

17h75, cette section arrive à Sultzern

20h30, ordre reçu : "En vue d'une démonstration prochaine sur les positions ennemies du Frauenackerkopf, Haslach, le capitaine ira faire demain dans la matinée une reconnaissance du détail des tranchées et des petits postes allemands de cette région en se faisant indiquer par l'infanterie les points précis à battre par notre artillerie".                         Effectif

Venus de l'Etat-Major du parc de la 66e Division : le sous-lieutenant de réserve Peyrard, affecté à la batterie

1 canonnier, ordonnance du sous-lieutenant

1 cheval, monture du sous-lieutenant

Officiers : 4                      Brigadiers, canonniers : 199

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 105

Lundi 7 Décembre

6h30, la 1ère section, sous le commandement du lieutenant Reynard, quitte le cantonnement

7h30, cette section est aux Hautes Huttes (emplacement 3) en surveillance sur le col de Grande

16h30, la section rejoint le cantonnement

17h15, cette section arrive à Sultzern

21h55, ordre reçu du commandant de l'artillerie : "Envoyez un maréchal des logis et 14 canonniers dont un maître pointeur prendre au passage à Eck une section de 95. Ces hommes, ainsi que le détachement de 1 maréchal des logis et 8 canonniers dont un maître pointeur que vous avez envoyés à l'Altenberg, seront pourvus par vos soins de vivres pour la journée de demain. Rendez-vous à Eck à 22 heures. Envoyez un téléphone, votre fil, 2 lanternes avec bougie".

23h15, le détachement ci-dessus se rend à Eck

                         Effectif

1 canonnier (Gaillard) venu de l'hôpital de Gérardmer

Officiers : 4                      Brigadiers, canonniers : 200

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 105

Mardi 8 Décembre

6h30, la 2e section, sous le commandement du sous-lieutenant Peyrard, quitte le cantonnement

7h30, cette section est aux Hautes Huttes (emplacement 3) en surveillance sur le col de Grande et commence l'organisation d'un emplacement de section permettant de tirer sur le Rain des Chênes

16h15, une artillerie ennemie se dévoile au col de Grande ; le sous-lieutenant Peyrard prend ses dispositions pour la contrebattre mais la nuit empêche de pouvoir exécuter le tir.

16h45, la section rejoint le cantonnement

17h30, cette section arrive à Sultzern

19h15, ordre reçu : "Le détachement parti la veille (2 sous-officiers et 23 hommes) restera absent jusqu'à nouvel ordre ; le 52e Chasseurs assurera la subsistance".

Mercredi 9 Décembre

6h30, la 1ère section sous les ordres du lieutenant Reynard se rend aux Hautes Huttes (emplacement 3)

7h30, cette section occupe l'emplacement 3 des Hautes Huttes en surveillance sur le col de Grande et continue l'organisation d'un emplacement pour tirer sur le Rain des Chênes

14h55, tir sur une batterie de 77 qui s'est dévoilée par ses lueurs au col de Grande

15h5, suspension du tir, une section de 95 tirant sur le col de Grande

15h75, reprise du tir, le 95 changeant d'objectif

15h35, suspension du feu, l'ennemi s'étant arrêté

15h45, l'ennemi reprenant, reprise du feu à obus explosifs

15h55, suspension du feu

17h, la section Reynard rejoint le cantonnement

17h45, cette section arrive à Sultzern

Jeudi 10 Décembre

6h30, la 1ère section sous les ordres du sous-lieutenant Bernier se rend au mamelon 1119 Sud

7h30, la section est en ce point en surveillance sur le Rain des Chênes

16h40, la section Bernier rejoint le cantonnement

17h45, cette section arrive à Sultzern

Vendredi 11 Décembre

6h30, la 1ère section sous les ordres du sous-lieutenant Peyrard se rend aux Hautes Huttes (emplacement 1)

7h30, la section est en ce point en surveillance sur le col de Grande

16h45, la section rejoint le cantonnement

17h30, la section arrive à Sultzern

                         Effectif

Mis en subsistance au 52e Bataillon de Chasseurs : 2 sous-officiers et 22 canonniers cantonnés au Lac Noir pour y servir une batterie de 95

Officiers : 4                      Brigadiers, canonniers : 178

Sous-officiers : 16                Chevaux, mulets : 105

Samedi 12 Décembre

6h30, en exécution d'un ordre reçu la veille ainsi conçu : "la section de service ira chaque jour se placer en position d'attente en un point convenable d'où elle puisse se porter rapidement sur l'un des emplacements quand son entrée en action sera nécessaire", la 2e section sous les ordres du lieutenant Reynard se rend à Mouhlmatten

7h75, la section est en position d'attente

16h40, la section rejoint le cantonnement

17h30, cette section arrive à Sultzern

Dimanche 13 Décembre

6h30, la 1ère section sous les ordres du sous-lieutenant Bernier se rend à Mouhlmatten

7h30, la section est en position d'attente

16h40, la section rejoint le cantonnement

17h30, la section arrive à Sultzern

Lundi 14 décembre

6h30, la 2e section sous les ordres du sous-lieutenant Peyrard se rend à Mouhlmatten

7h30, la section est en position d'attente ; le personnel organise l'emplacement 3 des Hautes Huttes

14h30, le sous-lieutenant Peyrard reçoit du commandant de l'artillerie l'ordre suivant : "Surveillez tout spécialement batterie allemande sur Rain des Chênes. Vous mettre en relation avec 12e Chasseurs à Hornleskopf".

16h30, la section rejoint le cantonnement

17h35, la section arrive à Sultzern

                         Effectif

Cessent la subsistance au 52e Chasseurs : 2 sous-officiers et 22 canonniers

Mort : 1 mulet (misère physiologique)

Officiers : 4                      Brigadiers, canonniers : 200

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 104

Mardi 15 Décembre

6h30, la 1ère section sous les ordres du lieutenant Reynard se rend à Mouhlmatten

7h30, la section est en position d'attente ; le personnel organise un observatoire sur la cote 994

16h15, la section rejoint le cantonnement

17, la section arrive à Sultzern

                         Effectif

1 canonnier (Zeummeur) évacué pour rhumatisme

Officiers : 4                      Brigadiers, canonniers : 199

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 104

Mercredi 16 Décembre

6h30, la 2e section sous les ordres du sous-lieutenant Bernier se rend à Mouhlmatten

7h30, la section est à l'emplacement des Hautes Huttes en surveillance sur le Rain des Chênes

16h30, la section rejoint le cantonnement

17h15, la section arrive à Sultzern

Jeudi 17 Décembre

6h30, la 1ère section sous les ordres du sous-lieutenant Peyrard se rend aux Hautes Huttes

7h30, la section est à l'emplacement 3 en surveillance sur le Rain des Chênes et termine l'organisation de l'emplacement

11h45, ordre reçu du commandant du 12e Chasseurs : "Faites tirer infanterie et artillerie sur l'objectif reconnu, par ordre du colonel".

12h, un chasseur qui vient indiquer l'objectif apporte le renseignement suivant du commandant de la 1ère Compagnie du 12e Chasseurs : "Je viens de tirer quelques salves sur une cinquantaine d'Allemands travaillant au collet central du Linge ; ils ont disparu mais pourront revenir".

L'objectif ne s'est plus montré.

16h30, la section Peyrard rejoint le cantonnement

17h15, cette section arrive à Sultzern

Vendredi 18 Décembre

6h30, la 2e section sous les ordres du lieutenant Reynard se rend aux Hautes Huttes

7h30, la section est à l'emplacement 3 en surveillance sur le Rain des Chênes et commence à organiser un observatoire à 1119

12h75, renseignement reçu du commandant du 52e Chasseurs : "La batterie allemande qui est au col de Mossure tire sur le Creux d'Argent ; à surveiller".

16h20, la section Reynard rejoint le cantonnement

17h10, cette section arrive à Sultzern

Samedi 19 Décembre

6h30, la 1ère section sous les ordres du sous-lieutenant Bernier se rend aux Hautes Huttes

7h75, la section est à l'emplacement 3 en surveillance sur le Rain des Chênes ; organisation d'un observatoire à 1119

16h30, la section Bernier rejoint le cantonnement

17h20, cette section arrive à Sultzern

Dimanche 20 Décembre

 

6h30, la 2e section sous les ordres du sous-lieutenant Peyrard se rend aux Hautes Huttes

7h30, la section est à l'emplacement 3 en surveillance sur le Rain des Chênes ; aucun travail possible pour cause mauvais temps

16h15, la section rejoint le cantonnement

17h10, la section arrive à Sultzern

Lundi 21 Décembre

6h30, la 1ère section sous les ordres du lieutenant Reynard se rend aux Hautes Huttes

7h30, la section est à l'emplacement 3 en surveillance sur le Rain des Chênes ; organisation d'un observatoire à 1119

10h, ordre reçu à Sultzern du commandant de l'artillerie du secteur : "Rassemblez immédiatement votre batterie pour cantonnement ce soir à Wildenstein". Cet ordre est immédiatement transmis à la section Reynard

11h30, la section quitte son emplacement

12h75, cette section arrive à Sultzern

13h, la batterie quitte Sultzern

16h10, halte à l'Altenberg pour y prendre des ordres ; ordre reçu : "La 1ère Batterie de Montagne qui a toute latitude pour gagner Wildenstein se rendra demain à Bitschwiller pour y cantonner définitivement".

16h40, départ de l'Altenberg

17h15, passage du col de la Schlucht

19h, à cause de la neige imposant une grande fatigue au personnel et aux animaux, la batterie est obligée de s'arrêter ; elle cantonne au Col des Feignes sous Vologne

                         Effectif

Venu de l'hôpital : 1 brigadier

Evacué sur l'hôpital : 1 canonnier, Gastaud (embarras gastrique)

Officiers : 4                      Brigadiers, canonniers : 199

Sous-officiers : 18                Chevaux, mulets : 104

Mardi 22 Décembre

3h, départ du Col des Feignes sous Vologne

5h30, passage au Col de Blamont

7h45, passage à Wildenstein

9h20, passage à Krüth

9h45, passage à Oderen

10h75, passage à Folleringen

10h35, passage à Wesserling

11h30, grand' halte à Saint Amarin

13h30, départ de la grand' halte

14h, passage à Moosch

14h45, passage à Willer

15h15, arrivée à Bitschwiller

Ordre reçu : "Les 1ère, 5e, 41e et 42e Batteries du 2e Régiment d'Artillerie de Montagne forment un groupe d'artillerie de montagne affecté à la 115e Brigade ; le capitaine Maidot est délégué pour commander ce groupe en exécution des instructions du Général commandant la 66e Division".

Mercredi 23 Décembre

Repos et installation de la batterie dans le cantonnement

Le capitaine Maidot prenant le 24 Décembre le commandement du groupe de montagne de la 115e Brigade, passe le commandement de la 1ère Batterie au lieutenant Reynard

Jeudi 24 Décembre

Changement d'écriture

Le lieutenant Reynard est désigné comme adjoint au capitaine Maidot. Le sous-lieutenant Bernier prend le commandement de la batterie

Installation et organisation du cantonnement

Une section sous le commandement du sous-lieutenant Bernier est mise en batterie à Herrenstubenkopf, en surveillance sur Uffholtz

Vendredi 25 Décembre

0h15, ordre reçu : "La 1ère Batterie se rendre à Herrenstubenkopf et se mettra en survaillance sur le plateau d'Uffholtz. Prêt à tirer à 9 heures.

5h, départ de la batterie. Organisation de la position qui ne comptait jusqu'alors que les emplacements de 2 pièces

12h30. Tir de préparation sur la lisière Ouest du village d'Uffholtz. Tirs sur les tranchées du plateau d'Uffholtz

16h. Ordre reçu : "La batterie reste pour la nuit sur la position. Tirs de nuit : de 20h à 23h, 6 salves ; de 23h à 3h, 4 salves ; de 3h à 6h, 6 salves sur les objectifs suivants repérés de jour : cote 331 à l'Est de Wetwiller et Weckenthol".

1 mulet mort

                         Effectif

       Officiers : 4             Sous-officiers : 18

       Brigadiers, canonniers : 199

       Chevaux : 18               mulets : 85

Samedi 26 Décembre

8h, tir sur la lisière Ouest de Steinbach

12h, tir sur la lisière S.O. de Steinbach

13h, tir sur le clocher de Steinbach

15h15, tir sur une tranchée au S.O. de Steinbach

16h20, tir sur une tranchée du plateau d'Uffholtz

Dimanche 27 Décembre

Tirs sur les lisières Ouest et Sud-Ouest de Steinbach

20h, tir de nuit sur Steinbach où des bruits de voiture avaient été signalés par l'infanterie

Venus du dépôt : 1 maréchal des logis, 1 brigadier, 21 canonniers

1 mulet mort

                         Effectif

Officiers : 4              Sous-officiers : 19

Brigadiers, canonniers : 220 

Animaux : 84

Lundi 28 Décembre

Le brouillard a empêché les tirs de l'artillerie

Construction d'un abri-observatoire sur la pente Nord-Est de Herrenstubenkop

16h, ordre reçu : "La colonel commandant la 81e Brigade autorise les commandants de batterie à faire descendre leurs mulets à Bitschwiller à condition qu'ils soient remontés le lendemain à la pointe du jour".

Mardi 29 Décembre

6h. Tirs de nuit de 6 rafales d'obus explosifs sur Uffholtz

Mercredi 30 Décembre

Tirs sur les maisons de Steinbach des lisières Ouest, Nord-Ouest et Nord

Tir sur la tranchée en V au Sud-Ouest de Steinbach et vers l'église

1 canonnier évacué

                         Effectif

Officiers : 4              Sous-officiers : 19

Brigadiers, canonniers : 219 

   animaux : 84

Jeudi 31 Décembre

A partir de 14h30 tirs sur Steinbach (maisons signalées, tranchée en V, fabrique, sortie Est vers Cuny)

 

1915

Vendredi 1er Janvier

A partir de 13h30 tirs sur Steinbach (maisons, lisières Nord et Est, sortie Est)

Samedi 2 Janvier

Tirs sur Steinbach (maisons situées entre la rue principale et la lisière Est)

Dimanche 3 Janvier

A partir de 12h, tirs sur la tranchée n°2 du plateau d'Uffholtz. Sur la tranchée au Sud-Ouest de l'église de Steinbach. Sur la lisière Sud-Est de Steinbach. Sur la tranchée n°4 du plateau d'Uffholtz. Sur Steinbach

Lundi 4 Janvier

8h30. Tir sur les tranchées du plateau d'Uffholtz

12h. Tir sur le clocher d'Uffholtz

15h20. Tir sur la tranchée n°4 du plateau d'Uffholtz

15h45. Salve de 4 coups fusants très haut pour servir de signal à une attaque du 152e d'infanterie. Tir sur la tranchée n°3 du plateau

Mardi 5 Janvier

Brouillard. Tir sur une colonne d'infanterie ennemie aperçus sur la route à l'Est d'Uffholtz et se dirigeant vers ce village.

Le capitaine Thierry venu du dépôt prend le commandement de la batterie

Mercredi 6 Janvier

La batterie reste en surveillance sur le plateau d'Uffholtz.

Vers 17h, fusillade dans la direction d'Uffholtz ; la batterie tire trois obus. A ce moment, la fusillade s'apaise ; le tir cesse.

Jeudi 7 Janvier

La batterie reste en position à Herrenstubenkopf. Le soir, vive fusillade au sud, vers la cote 425.

7 mulets et 1 cheval venant du dépôt de remonte mobile de Bruyères arrivent à la batterie

Vendredi 8 Janvier

La batterie reste en position à Herrenstubenkopf

16h30, tir de repérage sur le plateau, en prévision d'une attaque de nuit qui n'a pas lieu. Consommation des munitions : 8 obus à balles

Samedi 9 Janvier

La batterie reçoit l'ordre d'aller remplacer la 5e batterie en position.

15h, la 1ère section s'installe au Kirchberg, la 2e à l'Amselkopf, sur les positions aménagées par la 5e batterie du 2e Régiment d'Artillerie de Montagne

Zones de surveillance :

1ère section (Kirchberg) : plateau d'Uffholtz

2e section (Amselkopf) : cote 425 jusqu'à Cernay

Poste de commandement pour les deux sections : abri aménagé à l'Amselkopf par la 5e batterie.

L'adjudant et 2 canonniers malades sont évacués

                         Effectif

Officiers : 5              Sous-officiers : 18

Brigadiers, canonniers et sapeurs : 217 

Animaux : 91 + 19 (y compris les mulets du Génie)

Dimanche 10 Janvier

La batterie reste en position sans tirer

Vers 16h, un mulet de la 1ère section s'étrangle accidentellement

La 1ère section reçoit l'ordre de quitter le Kirchberg pour rentrer au cantonnement. Pendant le trajet de nuit, un mulet de matériel roule dans un ravin et se tue

Lundi 11 Janvier

La 2e section reste à l'Amselkopf, la 1ère au repos à Bitschwiller

Un canonnier est évacué

                         Effectif

   Officiers : 5     Sous-officiers : 18

Brigadiers et canonniers : 214      Animaux : 89 + 19

Mardi 12 Janvier

La 1ère section reprend l'ancien emplacement à l'Herrenstubenkopf. La 2e section quitte Amselkopf pour Bitschwiller

Mercredi 13 Janvier

La 2e section est au repos à Bitschwiller.

A Herrenstubenkopf, le lieutenant Peyrard ouvre le feu vers 16h contre une section d'artillerie ennemie qui vient de tirer, sur le plateau d'Uffholtz, dans les vergers vers la lisière ouest du village. 33 obus sont tirés ; la section ennemie cesse le feu ; les servants se réfugient dans la tranchée voisine.

Un canonnier évacué

                         Effectif

   Officiers : 5     Sous-officiers : 18

Brigadiers, canonniers : 215   Animaux : 89 + 19

Jeudi 14 Janvier

La 1ère section rentre à Bitschwiller au repos

La 2e section reprend l'emplacement d'Amselkopf

Vendredi 15 Janvier

La 2e section reste en position à Amselkopf

La 1ère section reçoit l'ordre d'aller occuper la position de Kirchberg

Vers 11h la 1ère section tire 2 obus contre un avion ennemi

Les incursions d'avions allemands sur nos lignes sont fréquentes mais ne paraissent pas donner de résultats, grâce aux précautions prises

Samedi 16 Janvier

La 2e section reste en position à Amselkopf, la 1ère descend au repos à Bitschwiller

Dimanche 17 Janvier

Mêmes dispositions que la veille

1 sapeur est évacué

Lundi 18 Janvier

La 1ère section remplace à Amselkopf la 2e section, qui descend au repos à Bitschwiller

Le maréchal des logis Berne est nommé adjudant à la 1ère batterie en remplacement de l'adjudant Hébrard, classé à la 8e section de munitions

Un canonnier est évacué ; 1 maréchal des logis et 10 hommes sont mis à la disposition de l'artillerie lourde

                         Effectif

   Officiers : 5     Sous-officiers : 16

Brigadiers, canonniers : 205   Animaux : 89 +19

Mardi 19 Janvier

La 1ère section est en surveillance à Amselkopf

A 8h, la 2e section reçoit l'ordre de se rendre immédiatement à Amselkopf. A ce moment, les Allemands bombardent Thann. La section prend à Bitschwiller le chemin de Pastetenplatz et, par des chemins adjacents, gagne Amselkopf. Durée du trajet : 3 heures

La 2e section est installée en surveillance sur le plateau d'Uffholtz, sur un petit plateau qui domine vers le nord le plateau d'Amselkopf

Le soir, violent bombardement de la cote 425 par les Allemands

2 chevaux (fourgons de l'état-major) sont classés à la batterie

Mercredi 20 Janvier

Mêmes dispositions que la veille

Le bombardement continue. On entend une vive fusillade vers le nord (Hartmannwillerkopf)

Jeudi 21 Janvier

Mêmes dispositions que la veille

La fusillade et la canonnade continuent

Vendredi 22 Janvier

Mêmes dispositions que la veille

La fusillade et la canonnade continuent

Samedi 23 Janvier

La batterie reste en surveillance à Amselkopf

Vers 17h, une violente fusillade se fait entendre du côté de la Chapelle Saint Antoine, où les Allemands attaquent le 5e bataillon. La batterie reçoit l'ordre de tirer ; la 2e section (col d'Amselkopf) envoie, de 17h ¼ à 19h, un certain nombre de rafales dans la direction de la lisière Ouest d'Uffoltz (tir percutant, 3000-3400)

Dimanche 24 Janvier

Vers 1h du matin, la fusillade reprend. La 2e section tire quelques obus sur Uffholtz

De même vers 4h ½

Un canonnier évacué, un canonnier est mis en subsistance à la 29e batterie du 32e d'artillerie

                         Effectif

   Officiers : 5     Sous-officiers : 16

Brigadiers, canonniers : 203   Animaux : 89+21

Lundi 25 Janvier

0h. Dans la nuit, la fusillade reprend vers la Chapelle Saint Antoine. La pièce d'alerte de la 2e section tire quelques obus sur Uffholtz à 3 reprises : vers 0h, vers 1h ½, vers 3h ½.

Chaque section a pendant la nuit une pièce d'alerte, dirigée sur un point commun, et dont les servants couchent à proximité.

14h. La matinée est calme. De 14h à 14h ½ tir de repérage sur Uffholtz.

Vers 15h ¾, la batterie reçoit l'ordre d'ouvrir le feu à 16h sur la lisière ouest d'Uffholtz pour permettre à notre infanterie d'avancer.

A 16h le feu est ouvert. Les autres batteries tirent également, la canonnade est intense. Les Allemands ripostent ; quelques obus gros calibre tombent dans le voisinage de la 2e section, puis près du poste d'observation, en coupant le fil du téléphone. La batterie peut néanmoins continuer le feu qui cesse vers 17h ½.

Mardi 26 Janvier

Journée calme. Les deux sections de la batterie restent en surveillance sans tirer. 2 canonniers sont évacués. 2 canonniers rejoignent la batterie.

Mercredi 27 Janvier

La batterie reçoit l'ordre d'ouvrir le feu sur Uffholtz, en raison d'une attaque que doit prononcer une division voisine. La 2e section tire entre 2h et 8h un certain nombre de rafales, en même temps que d'autres batteries.

Les batteries reçoivent l'ordre d'ouvrir de nouveau le feu à 11h ¼ pour troubler le repos des Allemands. La 2e section envoie quelques rafales sur Uffholtz entre 11h ¼ et 11h ½.

Les Allemands ne ripostent pas à l'artillerie ; mais le soir vers 20h, ils bombardent violemment Thann. Quelques obus arrivent près du cantonnement de la batterie.

Le lieutenant Reynard est classé à la 8e section de munitions ; il est remplacé comme adjoint au commandant du groupe par le sous-lieutenant Gonin.

Le maréchal des logis Poudevigne arrive du dépôt à la batterie.

Jeudi 28 Janvier

Les deux sections de la batterie restent en surveillance. Le froid augmente.

Vendredi 29 Janvier

La batterie reste en surveillance sans tirer.

Le capitaine Maidot et le lieutenant Gonin sont blessés à Pastetenplatz par des balles d'obus.

Un canonnier rejoint la batterie.

Le maréchal des logis et les 10 canonniers mis à la disposition de l'artillerie lourde sont rendus à la batterie.

2 chevaux arrivent à la batterie venant du dépôt de remonte de Bruyères.

                         Effectif

   Officiers : 5         Sous-officiers : 18

Brigadiers, canonniers : 214       Animaux : 89+23

Samedi 30 Janvier

Les deux sections de la batterie restent en surveillance sans tirer.

Dimanche 31 Janvier

Les deux sections de la batterie restent en surveillance à Amselkopf sans tirer.

Deux canonniers sont évacués. Le lieutenant Gonin est évacué.

                         Effectif

   Officiers : 4     Sous-officiers : 18

Brigadiers, canonniers : 212   Animaux : 89+23

Lundi 1er Février

La batterie reçoit l'ordre de faire tous les soirs avant la tombée de la nuit un tir de repérage (pour la 1ère section, sur les positions ennemies de la cote 425 ; pour la 2e section sur les tranchées d'Uffholtz) de façon à pouvoir faire instantanément un tir de barrage sur les points ainsi repérés. La batterie doit également établir, par téléphone et par signaux, des liaisons avec les troupes d'infanterie intéressées (297e pour la cote 475, 152e pour Uffholtz) dont les commandants pourront ainsi déclencher, au moment voulu, les tirs de barrage.

Le lieutenant-colonel Combuzat est remplacé dans le commandement de l'artillerie de la 66e Division par le lieutenant-colonel Farsac ; le chef d'escadron Verguin dans le commandement de l'artillerie du secteur du centre par le chef d'escadron Charpentier.

Mardi 2 Février

Les 2 sections de la batterie restent en surveillance. Dans la matinée, la 1ère section tire 2 obus sur un avion ennemi. Dans la soirée, tir de repérage sur les emplacements indiqués.

Le personnel disponible est employé à l'organisation du réseau téléphonique et à la construction d'un observatoire et d'un abri à l'épreuve destinés au commandement de l'artillerie.

Mercredi 3 Février

Continuation des travaux. Le soir, tir de repérage.

Le sous-lieutenant Blanc, adjoint au commandant du groupe, est mis en subsistance à la batterie ainsi qu'un canonnier, son ordonnance, et un cheval.

U, avion allemand lance 2 bombes dans le voisinage du cantonnement de la batterie.

                         Effectif

   Officiers : 5     Sous-officiers : 18

Brigadiers, canonniers : 213   Animaux : 87+24

Jeudi 4 Février

La batterie reste en surveillance. L'après-midi, la 2e section tire 2 obus sur un avion ennemi.

Vers 20h, on entend une fusillade vers Uffholtz. Sur la demande de l'infanterie, la 2e section exécute le tir de barrage prévu en envoyant quelques rafales dans la direction d'Uffholtz à 20h, 20h45, 21h15.

Vendredi 5 Février

Les 2 sections de la batterie restent en surveillance.

Pas d'incidents.

Samedi 6 Février

Les 2 sections de la batterie restent en surveillance. Le soir, tir de repérage.

Dimanche 7 Février

La batterie reste en surveillance. Les travaux de construction d'un abri et d'un observatoire à Amselkopf sont terminés.

Un canonnier est évacué ; 10 mulets sont versés au dépôt de Bruyères.

Lundi 8 Février

Dans l'après-midi, la 1ère section tire 2 obus sur un avion. Le soir, sur un signal de l'infanterie, la 2e section envoie quelques obus dans la direction d'Uffholtz.

Le sous-lieutenant Carenco, venant du dépôt, arrive à la batterie, accompagné d'un canonnier, son ordonnance, et d'un cheval.

                         Effectif

   Officiers : 6     Sous-officiers : 18

Brigadiers, canonniers : 213   Animaux : 79+25

Mardi 9 Février et Mercredi 10 Février

Pas d'incidents. Le soir, tir de repérage pour les 2 sections, sur le plateau d'Uffholtz et la cote 425.

Jeudi 11 Février

Les deux sections de la batterie restent en surveillance et exécutent le soir le tir de repérage prescrit.

Vers 9h, sur l'ordre du commandant du 152e régiment d'infanterie, la 2e section envoie quelques obus dans la direction d'Uffholtz.

14 mulets venant de Bruyères arrivent à la batterie.

Vendredi 12 Février

La batterie reste en position à Amselkopf.

Vers 9h1/2, la 2e section tire 4 obus sur un avion ennemi. Les avions allemands font de nombreuses reconnaissances en raison du temps clair.

Le soir, à la tombée de la nuit, tir de repérage.

Samedi 13 Février

Les deux sections de la batterie restent en surveillance sans incidents. Tir de repérage le soir.

2 canonniers venant du dépôt et 1 canonnier venant de l'hôpital rejoignent la batterie ; 1 canonnier est classé à la 8e section de munitions ainsi qu'un cheval.

Dimanche 14 Février

Même situation. Tas d'incidents. Tir de repérage le soir.

Un canonnier rejoint la batterie.

Le maréchal des logis Gouraud, de la 41e batterie, est nommé maréchal des logis chef à la 1ère batterie ; le maître pointeur Albin, de la 1ère batterie, est nommé brigadier à la 1ère batterie.

                         Effectif

   Officiers : 6     Sous-officiers : 19

Brigadiers, canonniers : 216   Animaux : 93+24

Lundi 15 Février

La batterie reste en surveillance. Le soir, tir de repérage

Mardi 16 Février et Mercredi 17 Février

Les 2 sections restent en surveillance sans incidents.

Jeudi 18 Février

La batterie reste en surveillance sur les mêmes positions sans incidents.

Vendredi 19 Février

Durant la journée, on aperçoit les lueurs de quelques batteries ennemies en action. Quelques détachements ennemis se déplacent dans les environs de Wittelsheim.

15h40, la 2e section tire quelques obus sur un cantonnement à Cernay.

Samedi 20 Février

Les deux sections restent en surveillance à Amselkopf.

8h15, la 2e section tire sur une batterie de pièces de 105 installée près de la chapelle de Cernay. La batterie ennemie se tait.

12h45, tir sur la même batterie. Même résultat.

16h45, la 2e section reçoit des obus de 105 provenant d'une pièce de la batterie de Cernay dont il est question ci-dessus, et d'une pièce installée près de l'usine nord de Cernay.

Dimanche 21 Février

La batterie reste en surveillance sans incidents.

Lundi 22 Février

La batterie reste en surveillance sur les mêmes positions.

Le capitaine commandant reçoit l'ordre de faire aménager une position pour une section à Herrenfluh.

Un homme est évacué.

Mardi 23 Février

Les deux sections restent en surveillance à Amselkopf.

Un détachement de 16 hommes est envoyé à Herrenfluh pour aménager la nouvelle position.

Le sous-lieutenant Bernier est cité à l'ordre de la 66e division pour les combats de Steinbach (ordre général n° 137)

"Commandant une batterie de montagne au cours des combats qui ont abouti à la prise de Steinbach, a montré une grande bravoure et fait preuve de brillantes qualités militaires".

Mercredi 24 Février

A 9h, le capitaine reçoit l'ordre de se tenir prêt à quitter Bitschwiller avec la batterie à partir de midi

12h1/4, ordre d'aller cantonner le soir à Wildenstein

12h ¾, départ de la batterie.

Le lieutenant Carenco reste à Bitschwiller pour rassembler les détachements d'Amselkopf et d'Herrenfluh qui n'ont pu être ramenés à temps.

15h30, départ du détachement conduit par le lieutenant Carenco

17h30, arrivée de la batterie à Wildenstein, où cantonne également le 6e bataillon de Chasseurs.

Le parc est établi sur la place de l'église, ainsi que le bivouac des animaux. Les hommes sont logés dans des granges.

20h, arrivée du lieutenant Carenco et de son détachement.

Un certain nombre d'hommes, notamment l'état-major du groupe et le détachement de sapeurs de la batterie, ont été laissés en subsistance à la 41e batterie.

                         Effectif

   Officiers : 4     Sous-officiers : 18

Brigadiers, canonniers : 200   Animaux : 89+19

Jeudi 25 Février

Pendant la nuit, le commandant du 6e bataillon reçoit, pour le bataillon et la batterie, l'ordre d'aller cantonner à Retournemer.

8h45, départ de la batterie, suivie de la 1ère compagnie du 6e bataillon de Chasseurs

11h15, passage du Col de Blamont

12h30, à Feignes sur Vologne, ordre de se diriger sur la Schlucht

13h, arrêt à la gare de Feignes. Le capitaine reçoit l'ordre de se rendre à Longemer pour prendre la route de la Schlucht, à cause de la neige qui encombre le chemin du Collet. Ce chemin paraissant praticable, le capitaine demande et obtient l'autorisation de le prendre.

14h, la marche est reprise

16h, arrivée au col de la Schlucht. La route se trouvant à cet endroit sous le feu de l'artillerie ennemie, le col ne peut être franchi que par petits groupes, ce qui ralentit considérablement la marche.

20h, arrivée à Segmat, où bivouaque aussi le 6e bataillon.

L'étape a été rendue très pénible par le mauvais état des chemins, couverts de neige. De nombreux mulets sont tombés ; néanmoins, la batterie est arrivée au complet à Segmat.

Le parc est établi dans le bois, les hommes sont logés dans des granges.

Vendredi 26 Février

Départ à 5h pour Gaschney. La batterie gagne la lisière du bois en face de Segmat puis prend le sentier qui conduit à Gaschney.

La neige rend la marche encore très pénible.

9h, arrivée à Gaschney.

11h, la batterie s'installe dans le bois, à proximité et au sud de la ferme de Gaschney.

Samedi 27 Février

Le capitaine Thierry prend le commandement du groupe constitué par les batteries 1/2, 41/1, 41/2. Le groupe est affecté à la 4e brigade de Chasseurs (6e, 23e, 24e bataillons, renforcés par le 51e et le 3e territorial).

La batterie reçoit l'ordre de s'installer à Germanien, entre le 6e et le 23e. La construction d'abris est immédiatement commencée. Le soir, une partie de la batterie va occuper le nouveau cantonnement.

Dimanche 28 Février

Tempête de neige. Continuation des travaux d'installation. Reconnaissance de la position d'Almatten. Le ravitaillement en vivres s'effectue pour la 1ère fois depuis le départ de Bitschwiller.

Lundi 1er Mars

Le mauvais temps persiste.

Reconnaissance des tranchées du Sattel.

Continuation des travaux d'installation.

Mardi 2 Mars

Continuation des travaux d'installation.

Reconnaissance à la position d'Almatten et aux tranchées du Mirador.

Mercredi 3 Mars

A 14h, la 1ère section est amenée à Almatten où elle reste en position d'attente en attendant que le terrain soit déblayé.

Le lieutenant Bernier prend le commandement de la batterie.

Le lieutenant Carenco (nommé le 8 février lieutenant pour prendre rang le 7 août) est adjoint au capitaine Thierry.

Jeudi 4 Mars

La 3e pièce rejoint les 2 premières à Almatten.

Le sous-lieutenant Peyrard reçoit l'ordre de reconnaître une position pour la 4e pièce dans la tranchée avancée du Sattel, pour battre les pentes sud du petit Reichackerkopf.

Les 5e et 6e pièces restent au bivouac de Germanien.

Les 7e et 8e pièces, sous le commandement du maréchal des logis chef, sont installées à Segmat.

La 9e pièce est à Xonrupt, près de Gérardmer.

Vendredi 5 Mars

Construction d'abris à Almatten.

Une pièce de la batterie est pointée sur le Sillackerkopf pour aider l'infanterie qui attaque sur ce point les avant-postes ennemis. Elle n'a pas à intervenir.

Le détachement du génie laissé à Bitschwiller (1 sergent, 1 caporal, 9 hommes) rejoint la batterie.

Pendant la nuit, la 4e pièce est installée par le sous-lieutenant Peyrard dans la tranchée du Sattel, en face du Reichackerkopf. Une pièce de la 41e batterie du 1er s'installe également dans la tranchée, plus à gauche.

Samedi 6 Mars

Attaque du Reichackerkopf.

Dans la matinée, l'artillerie lourde, ainsi que les batteries de 75, règle son tir sur le Reichackerkopf. De 10h ½ à 11h10, tir d'efficacité de l'artillerie lourde. De 11h à 11h10, tir d'efficacité du 75.

11h. A 11h10, l'attaque est déclenchée. L'artillerie de montagne ouvre le feu. La 4e pièce, avec laquelle se tient le sous-lieutenant Peyrard, ouvre le feu sur une mitrailleuse placée sur les pentes sud-ouest du petit Reichacker et la réduit au silence. Mais l'artillerie ennemie bombarde violemment le col du Sattel et les tranchées voisines ; la 4e pièce doit cesser le feu après avoir tiré 15 obus.

La batterie exécute d'abord un tir de barrage sur les pentes sud du petit Reichacker, à 300m environ du sommet.

11h45. Puis elle reçoit l'ordre d'allonger le tir, les Chasseurs ayant occupé la colline.

Distance du petit Reichackerkopf : 1800-2200

Distance du grand Reichackerkopf : 2400

Elle exécute alors des tirs de barrage dans les mêmes conditions sur les pentes sud du grand Reichackerkopf.

13h. A 13h, les Chasseurs du 23e bataillon ont occupé les deux Reichacker mais sans dépasser la crête vers le sud.

L'artillerie allemande commence à bombarder les positions que nous venons d'occuper et l'infanterie revient à la charge.

La 1ère batterie exécute pendant tout l'après-midi des tirs de barrage sur le petit Reichackerkopf (notamment sur le boyau venant de Stocke), sur le grand Reichacker et dans le vallon intermédiaire.

Vers 15h ½, le commandant Fabry, du 23e, qui commande les troupes d'attaque, est blessé. Il est remplacé par le commandant Lançon du 6e.

A la nuit, la contre-attaque allemande est repoussée.

Vers 21h, une nouvelle attaque semble se produire. La batterie tire quelques obus sur les pentes du Reichacker. L'attaque est repoussée.

Pendant la nuit, la 4e pièce est retirée de la tranchée et amenée à Almatten.

Un canonnier est évacué pour maladie.

Dimanche 7 Mars

Vers 8h, le bombardement de nos positions commence. A ce moment, la batterie exécute un tir de quelques obus pour permettre au lieutenant Carenco, qui s'est rendu au Reichacker, de rectifier la direction.

A 11h, une attaque allemande est facilement repoussée. Dans l'après-midi, une nouvelle et très violente attaque se produit. Une tranchée sur le flanc ouest du petit Reichacker est enlevée par l'ennemi et reprise à la baïonnette.

15h40, la batterie exécute à partir de ce moment une série de tirs de barrage dans les mêmes conditions que la veille.

23h, une nouvelle attaque allemande est repoussée. La batterie tire encore quelques obus.

Deux canonniers sortant de l'hôpital rejoignent la batterie.

Pendant la nuit, une pièce, mise en batterie à la lisière du bois du TannleyKopf, reste en surveillance sur Mulbach.

Lundi 8 Mars

L'infanterie organise les positions conquises au Reichackerkopf.

Désormais, les batteries de montagne n'auront plus à exécuter, en principe, que des tirs de barrage en avant de nos tranchées. La 1ère batterie flanque le front sud de nos positions du Reichackerkopf.

Un homme est évacué pour maladie.

                         Effectif

   Officiers : 4     Sous-officiers : 19

Brigadiers, canonniers : 210   Animaux : 91+19

Mardi 9 Mars

La batterie reste en position à Almatten et tire, à diverses reprises, quelques obus sur l'ordre du commandant de l'artillerie (tirs de barrage).

Le personnel est employé à construire des abris.

Un mulet meurt.

Les allemands lancent des bombes sur le petit Reichackerkopf.

Le froid augmente. La neige tombe en abondance.

Mercredi 10 Mars

Une tranchée abandonnée pendant la nuit par suite du bombardement est reprise dans la matinée (petit Reichackerkopf). Dans la soirée, les Allemands contre-attaquent sans succès.

La batterie exécute, pendant la journée et pendant la nuit, une série de tirs de barrage, sur l'ordre du commandant de l'artillerie.

Jeudi 11 Mars

3 hommes évacués pour maladie.

                         Effectif

   Officiers : 4     Sous-officiers : 19

Brigadiers, canonniers : 207   Animaux : 91+19

Pendant la journée, fusillade intermittente au Reichackerkopf.

Une attaque allemande est facilement repoussée.

La batterie exécute un certain nombre de tirs de barrage.

Chute de neige.

Vendredi 12 Mars

Fusillade intermittente au Reichackerkopf.

Tirs de barrage pour la batterie, dans la direction des lance-bombes.

Samedi 13 Mars

Les Allemands bombardent le Reichackerkopf avec des mortiers de 210, en plus des pièces de 105, 77, 74, déjà employées. Les mortiers de 210 semblent placés dans l'axe de la vallée ; les autres batteries sur les pentes, de chaque côté de la vallée. Tous les obus convergent sur le Reichackerkopf et le Col du Sattel.

Le bombardement par les bombes continue également. Les minenwerfer, placés d'abord sur les pentes du petit Reichackerkopf, sont maintenant dans le vallon entre les deux collines. Au moyen de renseignements fournis par l'infanterie, le commandant de l'artillerie fait rectifier les tirs de barrage de la 1ère batterie de façon à les diriger sur la région où se trouvent les lance-bombes.

Dimanche 14 Mars

Le bombardement par les obus et les bombes redouble d'intensité. La fusillade continue par intermittences.

La batterie exécute des tirs de barrage sur le grand Reichacker et le ravin de Tiffenbach.

Pendant la nuit, les Allemands s'introduisent dans une tranchée évacuée par suite du bombardement, sur le pente ouest du grand Reichackerkopf.

La batterie exécute plusieurs tirs de barrage pendant la nuit.

Lundi 15 Mars

Vers 8h, un peloton de Chasseurs tente sans succès de reprendre la tranchée perdue.

11h15. Une attaque plus sérieuse est ordonnée pour 11h ¼. De 11h10 à 11h15, la 1ère batterie couvre de projectiles la position ennemie. Mais notre infanterie, qui n'est pas encore en place, ne débouche pas. Un nouveau tir d'efficacité est ordonné pour 11h ¾ mais n'est pas exécuté, l'infanterie préférant agir par surprise.

A 11h ¾, les Chasseurs se portent en avant. Les Allemands entassés dans la tranchée sont tués ou pris (75e régiment de réserve).

La batterie exécute encore quelques tirs de barrage.

Durant l'après-midi, elle est prise à partie par une batterie de 105 et une batterie de 74 placées de l'autre côté de la vallée. Le canonnier Gaillard Emile est blessé. 2 mulets sont blessés. La batterie continue de tirer.

Le bombardement sur le Reichacker a presque complètement cessé. Les mortiers de 210 se taisent.

Mardi 16 Mars

Le bombardement sur le Reichackerkopf reprend.

La batterie exécute des tirs sur les lance-bombes, d'après les indications du commandant de l'artillerie. Elle reçoit des obus de 74 et de 105. Le canonnier Novis est blessé. 2 mulets sont blessés. 3 hommes sont envoyés en détention à la prison de la 66e division.

                         Effectif

   Officiers : 4     Sous-officiers : 19

Brigadiers, canonniers : 202   Animaux : 80+19

Mercredi 17 Mars

Le bombardement du Reichackerkopf continue.

A 5h, la batterie tire quelques obus et fait partir un marron à lueurs [artifice imitant la lueur de départ des canons] sur la lisière du bois de Tannleykopf. Elle est encore bombardée par une batterie de 105 pendant une heure.

Un cheval meurt. Deux mulets laissés à Bitschwiller ramenés par une corvée partie le 14.

Jeudi 18 Mars

Le bombardement du Reichackerkopf continue.

La batterie tire quelques obus et fait partir des marrons à lueur.

Dans l'après-midi, elle est prise à partie par une batterie de 77.

Le maréchal des logis Coulomb et le canonnier Declinand sont envoyés au Reichackerkopf pour y faire partie de l'équipe de servants d'un canon de tranchée de 58 mm, en attendant qu'une équipe de Chasseurs soit en état de servir ce canon.

Vendredi 19 Mars

Le point d'attaque allemand sur le Reichackerkopf s'est déplacé progressivement vers l'est. Les lance-bombes sont maintenant installés sur la face est du grand Reichackerkopf d'où ils bombardent violemment nos positions (244 bombes en un jour).

Dans la matinée, le 62e bataillon de Chasseurs attaque la partie nord du bois du Reichackerkopf. Il progresse vers la gauche mais ne peut déboucher à droite.

Le canon de 58 bombarde avec succès les positions ennemies du petit Reichackerkopf (il est sous les ordres du lieutenant Maury). La batterie ne tire pas.

A plusieurs reprises durant cette période, la batterie fournit de fortes corvées (15 à 30 mulets) pour aller chercher à Segmat les munitions de la batterie de 90 installée depuis le 15 à Nuda Sud.

Samedi 20 Mars

Perte du Reichackerkopf.

Le bombardement de nos positions continue dans la matinée.

Vers 11h ½, une violente attaque se produit à l'angle nord-est de nos positions du Reichackerkopf. Les Allemands pénètrent dans nos tranchées et tournent la compagnie placée sur le grand Reichackerkopf.

12h ¾. De l'observatoire de la batterie, on aperçoit l'infanterie allemande sur le grand Reichackerkopf. La batterie ouvre le feu sur elle et l'oblige à se dissimuler. Peu après, une mine fait explosion dans le col entre les deux collines.

13h ¾. L'infanterie ennemie arrive sur le petit Reichackerkopf où elle cherche à s'installer. La batterie ouvre le feu sur elle et l'oblige à se dissimuler.

Au moment de la brusque irruption des Allemands dans nos lignes, l'équipe du 58, qui devait être relevée le jour même, se trouvait rassemblée au blockhaus du petit Reichacker. Les hommes partirent pour prendre leurs paquetages et le maréchal des logis Coulomb resta seul avec le canonnier Delayer (batterie 41/1). Ils tirèrent quelques coups de mousqueton ou de revolver sur les fantassins ennemis puis démontèrent le canon et en jetèrent les morceaux dans le bois. Comme ils traversaient le col pour regagner le Sattel, le maréchal des logis Coulomb fut tué d'une balle au cœur. Le canonnier Declinand fut tué au col également, par un éclat d'obus à la tête.

Dans l'après-midi, nous avons repris nos anciennes positions au Satel.

Un canonnier sortant de l'hôpital rejoint la batterie.

                         Effectif

   Officiers : 4     Sous-officiers : 18

Brigadiers, canonniers : 202   Animaux : 91+18

Dimanche 21 Mars

Dans la nuit, l'ordre arrive de contre-attaquer immédiatement.

A 4h30, le 62e bataillon de Chasseurs traverse le col et s'engage dans le bois. Les Allemands n'ouvrent le feu sur le col que lorsque trois compagnies sont déjà passées.

5h, la batterie ouvre le feu sur le sommet du petit Reichackerkopf.

7h. Les Chasseurs parviennent à s'installer sur les pentes du petit Reichacker et près du sommet. La batterie reçoit l'ordre de porter son tir légèrement à droite.

Dans l'après-midi, combat contre deux avions.

Le cantonnement de l'échelon à Segmat reçoit quelques obus. Le brigadier Albin est légèrement blessé et évacué.

18h30. Le soir, fusillade assez vive. La batterie tire quelques rafales.

Lundi 22 Mars

Journée calme.

21h, le soir, fusillade vive. La batterie tire quelques rafales.

Mardi 23 Mars

Une nouvelle attaque est ordonnée.

Dans la matinée, l'artillerie lourde et les batteries de 75 règlent leur tir. Elles exécutent des tirs d'efficacité de 9h ½ à 10h 15.

10h15. La batterie ouvre un feu violent sur le petit Reichackerkopf. L'infanterie attaque, mais ne peut déboucher, sauf à gauche où le 62e progresse quelque peu.

13h, la batterie reçoit l'ordre d'ouvrir le feu à nouveau en portant son tir plus à droite. Elle tire quelques rafales et reçoit un assez grand nombre d'obus de 74. Le canonnier Gioanna est blessé. 1 mulet est tué, 2 sont blessés. Une pièce de 90 mise en batterie à la lisière du bois non loin de l'observatoire de la batterie est violemment bombardée.

Un cheval mort.

                         Effectif

   Officiers : 4     Sous-officiers : 18

Brigadiers, canonniers : 204       Animaux : 91+17

Mercredi 24 Mars

Matinée calme.

13h ½, la batterie reçoit l'ordre de tirer 60 obus dans l'après-midi.

15h, l'artillerie ennemie de 74 riposte : d'abord sur la batterie (2 salves) puis sur l'observatoire qui reçoit plusieurs obus. La lunette de batterie et un appareil téléphonique sont détériorés.

Jeudi 25 Mars

Journée calme.

Le sous-lieutenant Peyrard remplace comme officier adjoint au Sattel le lieutenant Carenco qui rentre à la batterie.

La 4e pièce est citée à l'ordre de la 47e Division pour sa participation au combat du 6 Mars (ordre général n°8). "En position à 500m des lignes ennemies, a exécuté au cours d'une attaque, sous un feu violent d'infanterie et d'artillerie, des tirs qui ont facilité la progression de notre infanterie".

Vendredi 26 Mars

Journée calme.

Le capitaine Thierry reprend le commandement de la batterie (depuis le 16 Mars, le commandement de l'artillerie du secteur est exercé par le capitaine Petiot commandant le groupe des 41/1 et 42/1).

Samedi 27 Mars

Journée calme.

Chute abondante de neige.

Dimanche 28 Mars

Journée calme.

Un canonnier sortant de l'hôpital rejoint la batterie. Un mulet meurt.

                         Effectif

   Officiers : 4     Sous-officiers : 18

Brigadiers, canonniers : 201   Animaux : 90+17

Lundi 29 Mars

La batterie reste en surveillance sans tirer.

Mardi 30 Mars

Journée calme.

Les canons sont envoyés près de l'Altenberg pour la visite du matériel par le capitaine inspecteur. Ils rentrent le jour même.

Mercredi 31 Mars

Journée calme.

Les deux autres canons sont envoyés à l'Altenberg pour la visite.

Jeudi 1er Avril

Journée calme.

Le sous-lieutenant Peyrard est cité à l'ordre de la 47e division à l'occasion des combats du Reichackerkopf (ordre général n°10).

"A installé une pièce à 300m des positions ennemies ; a commandé le tir pendant l'assaut sous un feu violent d'infanterie et d'artillerie ; a permis ainsi à notre infanterie de progresser facilement ; a montré en cette circonstance beaucoup de courage et de sang-froid".

Un canonnier d'une section de munitions est mis en subsistance ; par punition, pour un mois, à la batterie.

Vendredi 2 Avril

Journée calme.

Le capitaine Thierry est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur (ordre n° 715D du 23 Mars)

'Brillant commandant de batterie, ayant été blessé au début de la guerre ; revenu au front aussitôt guéri, s'est distingué à nouveau dans un important commandement d'artillerie au cours des rudes affaires du 6 au 15 Mars".

Samedi 3 Avril

Journée calme. Le sous-lieutenant Peyrard rentre à la batterie. Un des mulets blessé le 23 Mars est abattu.

Dimanche 4 Avril

Le capitaine reçoit l'ordre d'établir et d'occuper une position permettant de battre le Sillackerwasen et d'envoyer une pièce au Sillackerkopf pour battre une maison crénelée située entre les bois du Sillackerkopf et du Sillackerwasen (cote 830).

La position Almatten convient pour remplir les deux missions. Il suffit de tourner les pièces, dirigées sur le Reichackerkopf, en sens inverse.

La position du Sillacker est reconnue dans l'après-midi par le capitaine et le sous-lieutenant Bernier. Dans la nuit, la 3e pièce, conduite par le sous-lieutenant Bernier, va s'y installer.

Un observatoire est construit pour la batterie à la lisière du bois du Taunleykopf. Le téléphone de Sattel est relevé et installé entre la batterie et le poste de commandement de Gaschney, en passant par le nouvel observatoire.

Lundi 5 Avril

Au lever du jour, la batterie règle son tir sur une maison située entre le Sillackerkopf et le Sillackerwasen (2850m). Quelques obus atteignent la maison.

En raison du temps brumeux l'attaque projetée pour ce jour-là est remise à une date ultérieure.

Vers 8h, vive fusillade dans la direction de Muhlbach.

Pendant toute la journée, l'artillerie lourde, le 75, le 90, tirent par intermittences.

Mardi 6 Avril

La batterie et la pièce détachée restent en position sans tirer.

15 mulets et 2 chevaux venant du dépôt arrivent à la batterie.

Mercredi 7 avril

Travaux d'aménagement à la pièce du Sillackerkopf.

Pluie violente.

Jeudi 8 Avril

La batterie et la pièce détachée restent en position sans tirer. Pluie et neige.

Vendredi 9 Avril

Journée calme.

Chute abondante de neige. Orage vers 18h.

Samedi 10 Avril

Journée calme.

Chute abondante de neige.

Dimanche 11 Avril

La batterie et la pièce détachée restent en position sans tirer. Le maréchal des logis Coulomb est cité à l'ordre de l'armée :

"Comandant l'équipe de servants d'un canon de tranchée ; au moment où les Allemands ont fait irruption dans nos lignes le 20 Mars, s'est défendu à coups de révolver ; a démonté son canon avec l'aide d'un canonnier et en a jeté les morceaux dans le bois après avoir en vain tenté de les emporter ; a été tué d'une balle au cœur". (ordre général n°25)

Lundi 12 Avril

De 5h1/4 à 6h1/4, une batterie de 74 bombarde la lisière du bois d'Almatten et les pentes descendantes vers Mühlbach. Quelques obus arrivent près de la batterie et sur l'observatoire déjà bombardé le 24 Mars.

6h1/2, ordre de diriger les pièces vers le Reichackerkopf.

8 mulets sont versés au dépôt d'animaux blessés d'Epinal. 3 mulets meurent.

Mardi 13 Avril

Pendant la nuit, une patrouille allemande tire des coups de fusil dans la direction de la pièce du Sillackerkopf. Les fantassins du poste voisin et les servants de la pièce ripostent à coups de fusil et de mousqueton.

Vers 18h, quelques obus sont tirés par les Allemands sur la lisière du bois au-dessus de la batterie.

                         Effectif

   Officiers : 4     Sous-officiers : 18

Brigadiers, canonniers : 202   Animaux : 93+19

Mercredi 14 Avril

La pièce du Sillackerkopf commence la construction d'une plateforme et d'un abri en avant du réseau de fil de fer de la tranchée avancée.

Vers 19h, vive fusillade au Reichackerkopf.

Le brigadier Albin, blessé le 21 Mars, rejoint la batterie après guérison.

Jeudi 15 Avril

Journée calme. Continuation des travaux au Sillackerkopf.

Vendredi 16 Avril

Journée calme. L'artillerie lourde règle son tir sur le Sillackerwasen en prévision de l'attaque qui doit avoir lieu le lendemain.

Le détachement du génie qui est resté avec la batterie depuis le début de la guerre sous les ordres du sergent Berard, reçoit l'ordre de se rendre immédiatement à Gérardmer. Il quitte définitivement la batterie.

                         Effectif

   Officiers : 4     Sous-officiers : 17

Brigadiers, canonniers : 193      Animaux : 91+19

Samedi 17 Avril [changement d'écriture]

Attaque du Sillackerwasen

La batterie a reçu l'ordre de participer à l'attaque du Sillackerwasen qui doit s'effectuer par la croupe occidentale. La 66e division attaque le Schnepfenried.

7h15. Dans la matinée le tir est réglé sur la maison qui a déjà été l'(objectif de tir du 5 avril (2650m) ; puis sur les tranchées voisines et sur la crête de la croupe est (cote 830). Le tir est ensuite reporté à droite sur le Sillackerwasen (croupe ouest) et contrôlé au moyen des observatoires du Sillackerkopf. Trois tirs sont ainsi réglés : n°1 sur la maison et le boyau voisin ; n°2 sur la tranchée de la cote 830 ; n°3 sur le Sillackerwasen.

Dans la matinée les batteries d'artillerie lourde, de 75, de 90, règlent leurs tirs. La batterie tire quelques salves.

12h. A midi l'artillerie lourde exécute un tir d'efficacité de 10 minutes. A 12h10, l'infanterie (359e= se porte en avant. La batterie exécute un tir violent (tir n°3, 48 obus) sur le Sillackerwasen. Puis le tir est reporté à gauche et jusqu'à 13h ½ la batterie envoie des rafales sur la crête et la cote 830 (tir n°2).

14h1/2. La fusillade s'apaise et reprend par intervalles sur le Sillackerwasen. De 14h ½ à 16h ½, la batterie envoie par intermittences des rafales sur la cote 830 (tirs n°1 et 2). A 15h ¼, on voit les Chasseurs déboucher sur le Schnepfenried.

De 16h50 à 17h la batterie exécute un nouveau tir d'efficacité ; puis l'infanterie, qui a déjà progressé à droite où elle a été arrêtée par des mitrailleuses placées sur le Burgkopfle, s'avance dans le ravin entre les deux croupes du Sillackerwasen. Elle s'arrête bientôt et reste sur place.

La pièce du Sillackerkopf (1ère pièce), commandée par le lieutenant Bernier, a tiré à 13h15 sur une mitrailleuse dont le bouclier a été démoli (625m) ; puis à 15h, au moment de la seconde attaque, sur la tranchée ennemie.

Nos pertes sont assez fortes ; nous avons gagné du terrain.

La nuit est calme.

Dimanche 18 Avril

A 4h, les Allemands bombardent violemment le col du Sattel puis attaquent nos positions du Reichackerkopf.

4h ½. Une pièce de la batterie est reportée à son ancienne position et tire quelques obus sur les pentes du petit Reichackerkopf.

6h. La batterie reçoit l'ordre de tirer d'abord une rafale de 10 obus puis des rafales de 2 ou 3 obus sur le Reichackerkopf où se produisent des attaques à la baïonnette (on entend les cris des combattants, de l'observatoire). Deux pièces restent en surveillance sur le Sillackerwasen.

8h ½. Jusqu'à 8h ½ le tir continue par intermittences. A ce moment, la fusillade s'apaise.

10h. Elle reprend entre 10 et 11h. La batterie tire encore quelques obus. On apprend que les Allemands ont enlevé sur la face nord du Reichackerkopf des éléments de tranchées qui ont été presque entièrement repris.

L'après-midi est calme.

A 20h la fusillade reprend. Les Allemands sont définitivement refoulés. Au Sillackerwasen il y a peu de combats.

La batterie fournit, comme la veille, une corvée de 30 mulets pour le ravitaillement de la batterie de 90 de Weda Sud.

Lundi 19 Avril

L'attaque sur le Sillackerwasen est reprise.

De 10h à 10h ½, la batterie règle son tir sur les pentes ouest de la cote 830. Chaque pièce doit exécuter un tir particulier : sur le boyau aboutissant à la maison ; sur la tranchée qui descend au-dessous ; dans le bois en arrière de la colline.

De 13h55 à 14h, les 3 pièces exécutent des tirs d'efficacité.

A 14h l'infanterie (395e et 297e) se porte en avant, sur la face ouest du Sillackerwasen et dans le ravin entre les deux croupes. Elle progresse un peu.

14h40. La batterie tire sur la tranchée du sommet de la cote 830.

16h15. Même tir.

La pièce du Sillackerkopf (4e, lieutenant Carenco) a tiré vers 14h sur deux mitrailleuses qui ont été successivement réduites au silence. Elle a reçu, outre de nombreuses balles, un obus de 105 qui est tombé sur l'abri vers 10h.

Dans la soirée, la fusillade s'apaise. Une pièce est mise en surveillance sur le Reichackerkopf, 2 sur le Sillackerwasen.

Mardi 20 Avril

L'attaque continue.

Dans la matinée, tirs de réglage pour chaque pièce.

13h30. L'infanterie (297e) se porte en avant dans le ravin entre les deux croupes.

La batterie exécute quelques tirs d'efficacité : sur la maison, le boyau adjacent et la grande tranchée pour les deux premières pièces ; sur la face sud de la cote 830 (tir de barrage) pour la 3e.

Le tir continue par intermittences jusque vers 15h.

De 15h ¼ à 16h ¼, les Allemands bombardent la région comprise entre l'observatoire et la batterie, avec des obus de gros calibre.

15h30. La batterie tire quelques obus sur la maison où on a signalé la présence d'un groupe d'Allemands.

16h30. Même tir.

La pièce du Sillackerkopf (4e, lieutenant Carenco) a tiré à 13h30 sur une maison entre les deux croupes, qui a été incendiée, et que notre infanterie a ensuite occupée ; à 14h30, sur un blockhaus et sur les tranchées de la cote 830. Le maître pointeur Reboul est légèrement blessé.

Nos pertes sont fortes. Notre infanterie a progressé entre les deux croupes. D'autre part, le Burgkopfle et la haute vallée de la Fecht ont été occupées par nous. La liaison entre les 47e et 66e divisions est réalisée.

Un sous-officier (Maréchal des logis Poudevigne) et 8 hommes sont détachés pour constituer, avec un détachement fourni par la batterie 47/1, une section de bombardiers.

Mêmes dispositions que la veille pour la nuit.

Mercredi 21 Avril

Journée calme.

Le soir, la batterie fournit, comme les jours précédents, une corvée de 30 mulets pour aller chercher les munitions de la batterie. Elle fournit également 1 maréchal des logis et un observateur à l'un des observatoires du Sillackerkopf.

Le sous-lieutenant Bernier est nommé lieutenant à titre temporaire (décision du 11 Avril 1915 n°4503 du général commandant en chef).

Jeudi 22 Avril

Les quatre pièces restent en position sans tirer.

4 hommes sont détachés à Plainfaing comme téléphonistes de l'A.D. 47. L'effectif de la batterie est ainsi réduit à 4 officiers et 197 hommes présents.

Un officier est détaché en permanence au Sillackerkopf pour y représenter l'artillerie.

Vendredi 23 Avril

Journée calme. Neige et brouillard.

A 20h fusillade au Reichacker. La batterie tire deux obus (la nuit, une pièce reste en surveillance sur le Reichacker, deux sur le Sillacker).

Les équipes de bombardiers présentes au Sattel sont mises en subsistance à la batterie.

                         Effectif

   Officiers : 4     Sous-officiers : 18

Brigadiers, canonniers : 215   Animaux : 91+19

Samedi 24 Avril

Pendant la nuit, les Allemands contre-attaquent sur le Sillackerwasen.

La pièce détachée reste en alerte jusqu'au matin.

A 4h30, la batterie reçoit l'ordre de tirer et tire 12 obus sur la maison et les tranchées voisines.

A la même heure, une pièce (4e) part s'installer au Gaschneykopf où une section de la batterie doit remplacer la section de la 41/1 qui part pour Mittlach rejoindre l'autre section. La batterie a ainsi 3 pièces de garde.

Pendant la journée, brouillard, neige, pluie.

Dimanche 25 Avril

Dans l'après-midi et pendant la nuit, violente canonnade vers la haute vallée de la Lauch.

Vers 5h tir de repérage sur la maison de la cote 830.

4 hommes sont détachés à une section de bombardiers. Un homme sortant de l'hôpital rejoint la batterie.

Effectif des présents 194 hommes (1 officier compris)

Lundi 26 Avril

Vers 16h tir de repérage sur la maison de la cote 830 et une tranchée en construction au-dessous.

Dans la soirée violente canonnade vers la haute vallée de la Lauch. La 3e pièce va s'installer avec la 4e à la position de Gaschneykopf.

La 1ère pièce revient du Sillackerckopf à Almatten.

A 21h30 tir de barrage sur le Reichackerkopf.

Mardi 27 Avril

Beau temps.

A 9h ½ tir de repérage sur la cote 830.

A 19h tir de repérage sur le Reichackerkopf. Les deux pièces de la section d'Almatten sont mises en surveillance pour la nuit sur le Reichackerkopf.

Mercredi 28 Avril

Matinée calme.

Vers 14h ½ la 2e section tire un coup sur Metzeral.

Vers 18h ½ une section d'artillerie ennemie ouvre le feu de l'Anlass Wasen sur nos positions du Sillackerkopf. La batterie reçoit l'ordre d'ouvrir le feu sur elle. Une pièce (1ère) tire de 8h ¾ à 9h (3800m).

Le maréchal des logis Graugnard est cité à l'ordre de la 4e brigade de Chasseurs (combats du Reichackerkopf).

"Comme agent de liaison de la batterie, a fait preuve au feu d'un grand courage et de beaucoup de sang-froid" (ordre n° 1 du 5 avril).

Jeudi 29 Avril

Vers 9h un avion ennemi lance des bombes sur le bois d'Almatten. Le personnel de la batterie riposte à coups de mousqueton.

A 19h tir de barrage sur le Reichackerkopf.

Le brigadier Mistre est nommé maréchal des logis et le canonnier Bagnis brigadier.

Vendredi 30 Avril

Vers 9h combat entre deux avions. Vers 10h tir de 4 obus sur la cote 830.

Une batterie de 75 (21/5) vient s'installer entre Wida et Almatten.

Un canonnier en subsistance rejoint sa batterie. D'autres sections sont mises en subsistance à la batterie.

                         Effectif

   Officiers : 4                                   Sous-officiers : 21

Brigadiers, canonniers : 245             Animaux : 91+19

Samedi 1er Mai

A 4h ½ tir sur le cote 830 (4 coups, ordre du capitaine commandant l'artillerie).

Vers 8h ½ un avion ennemi est canonné efficacement par notre artillerie, des balles tombent près de la batterie.

A 9h tir de repérage sur la maison de la cote 830.

Dimanche 2 Mai

Vers 9h tir de repérage sur la maison de la cote 830.

A 14h la 2e section tire deux obus sur une troupe d'infanterie en marche vers Laudersbach. Elle se disperse.

Lundi 3 Mai

Brouillard intense.

Vers 16h15, sur la demande de l'infanterie, la 2e section tire quelques obus sur la Braunkopf et Metzeral.

1 maréchal des logis (Mazodier) et 29 canonniers arrivent du dépôt à la batterie.

                         Effectif

   Officiers : 4                    Sous-officiers : 22

Brigadiers, canonniers : 273              Animaux : 91-19

Vers 21h une vive fusillade éclate sur le Reichacker. La 2e pièce tire quelques obus. Le feu s'apaise rapidement mais reprend plus vive sur le Sillackerwasen et le Schnepfenried. La 1ère pièce exécute un tir sur la maison de la cote 830 et les tranchées voisines.

Mardi 4 Mai

A 1h ½ fusillade au Reichacker. Tir de barrage de la 2e pièce.

Vers 16h la 2e section tire 2 obus sur une batterie en position à  l'Ilienkopf.

L'adjudant Berne est détaché provisoirement au service des canons de 58.