Au cours de ce quart de siècle de vie professionnelle civile, j'ai vécu les prodigieuses mutations de l'informatique, rendues possibles par des bonds technologiques qui sont loin d'être achevés. Il m'a fallu suivre, au moins pour pouvoir parler convenablement des matériels et des systèmes que j'avais à vendre.

J'ai consacré plus de la moitié de ces années à l'exportation et, pour parachever la formation que donnent les Ecoles de Commerce, je voudrais ajouter quelques remarques à ce sujet.

 

  • L'exportation est un métier de professionnel qu'on ne peut pas faire à moitié, ni à mi-temps.
  • Il faut pouvoir s'appuyer sur une cellule familiale solide capable de supporter les nombreuses absences.
  • Il faut une santé à toute épreuve car les décalages horaires et les changements de climats sont éprouvants, sans oublier que le rythme du travail sur place est souvent en dents de scie.
  • Il faut avoir des nerfs solides et beaucoup de calme, pour ne pas s'emballer ni se désespérer trop vite.
  • Il faut savoir prendre des initiatives, rendre compte à bon escient mais ne pas abuser du "parapluie" hiérarchique.
  • Il faut garder une large curiosité intellectuelle toujours en éveil, prendre la peine de connaître un minimum de l'histoire et de la situation du pays où l'on se rend et se ménager un peu de temps pour faire du tourisme intelligent (musées, monuments…). On a ainsi des sujets de conversation qui prouvent au prospect que l'on ne s'intéresse pas qu'à son argent !
  • Il faut être d'une loyauté à toute épreuve envers son patron.