Le camp annexe Haslach-Barbe :
La création du camp

Dates d’ouverture et de fermeture du camp :

16 septembre 1944 – 15 février 1945

Descriptif du camp :

§                     Situation : Situé au nord de Fribourg-en-Brisgau, Bade-Wurtemberg, Allemagne

§                     Nom de code : « Barbe » et « Lager Sportplatz ».

§                     Baraquements : ancienne baraque de la Wehrmacht

§                     Nombre de déportés : 596

§                     Nombre de décès : ± 250

Activité principale :

Travail dans une galerie souterraine au service de l’industrie de guerre nazie, au profit de l’entreprise Daimler-Benz

Mémorial :

Initiative KZ-Gendenkstätte "Vulkan" Haslach im Kinzigtal

Activités :

Erection d’un mémorial ; rencontre avec d’anciens déportés

Lien – contact :   

§                     Initiative KZ-Gendenkstätte "Vulkan" Haslach im Kinzigtal            

§                     Contact :  Sören Fuß 

§                     Tel : + 49 78 32 21 05

Le camp annexe de Haslach-Barbe fut créé le 16 septembre 1944. 399 déportés venus du KL-Natzwiller, via Dachau et Allach, furent placés dans une ancienne baraque de la Wehrmacht, sur le terrain de sport de la ville de Haslach. Les sociétés Dohrmann et Wayss & Freytag avaient été chargées de la réalisation du projet, sous la direction de l’organisation Todt, responsable de la construction. Le camp prit le nom de code « Barbe » et fut connu par la suite sous le nom de « Lager Sportplatz » (terrain de sport du camp).

Les 596 déportés recensés du camp annexe de Barbe Haslach provenaient de 20 pays, principalement de France (47%), d’Union soviétique (16%) et de Pologne (12%).

Les déportés étaient chargés d’aménager un centre de production souterrain dans les galeries des mines de la montagne Vulkan, située à 5 km, pour mettre en œuvre la délocalisation de l’entreprise Daimler-Benz, et d’y établir des voies d’accès. Mais les traitements inhumains, les parcours quotidiens épuisants, la nourriture insuffisante et épidémies de dysenterie diminuaient le potentiel de travail du camp. 248 déportés supplémentaires furent donc acheminés du KL-Flossenbürg vers Barbe-Haslach, le 10 décembre 1944.

Le dirigeant du camp était le Oberscharführer (adjudant) Robert Hochhaus. 8 chefs d’unité et 28 hommes du camp annexe « Eisbär » de Kochendorf furent détachés vers Haslach, le 15 septembre 1944 pour la surveillance du camp.

À Noël 1944, le commandant du camp Hochhaus fut remplacé par le Luftwaffenfeldwebel (sergent-chef) Erwin Dold, qui eut pour mission de préparer la fermeture du camp. Les travaux dans les galeries furent repris par environ 1000 détenus du camp de Schirmeck. Ces détenus formaient les nouveaux camps de Haslach « Vulkan » et « Kinzigdamm ». Malgré les efforts de Dold pour améliorer les conditions dans le camp « Sportplatz », l’état de santé des détenus ne cessa de se détériorer. Au moins 150 déportés avaient déjà succombé aux maladies ou aux mauvais traitements.

Les déportés encore plus ou moins aptes au travail furent acheminés en janvier 1945 vers les camps annexes de Natzwiller, autour de Rottweil et plus particulièrement vers Dautmergen. Les 256 déportés restants étaient si faibles qu’ils furent envoyés le 15 février 1945 vers le camp annexe de Vaihingen, devenu un mouroir. Nombre d’entre eux y moururent.

La baraque du « Sportplatz » accueillit en avril 1945 le reste des déportés des autres camps de Haslach pour quelques jours. Ils restèrent cependant placés sous les ordres du dirigeant du camp de Schirmeck, Karl Buck.

Aux procès de Rastatt, de 1946 à 1947, plusieurs personnes chargées de la surveillance du camp, furent condamnés à des peines d’emprisonnement et d’autres condamnés à mort. Erwin Dold, le dernier commandant des camps de « Barbe-Haslach » et « Dautmergen » fut acquitté.

À partir de 1970, un historien local entreprit de faire ressurgir la vérité historique. En 1997, le « Collectif pour la commémoration de Vulkan » fut créé. Le 25 juillet 1988, en collaboration avec la ville de Haslach, ils érigent un monument commémoratif. Par ailleurs, de nombreux déportés survivants purent être retrouvés et plusieurs rencontres furent organisés à Haslach entre les survivants et les adhérents du Collectif afin de transmettre la mémoire du camp.

www.gedenkstaette-vulkan.de